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LES BELLES HISTOIRES DE PAPY KIWI

 

LES AUTOS DE LA SAGA NASCAR

 

VIII – 1956 – DE PLUS EN PLUS BELLES… ET PUISSANTES !

 

Pas de nouveautés renversantes en 1956. C’est une « petite année » pour notre Saga des autos de la Nascar. Du coup, je ferai une place plus large aux « concept cars » (dream cars, show cars) qui préfigurent de nouvelles évolutions.

 

Pour rappeler aux plus jeunes ce qu’étaient les autos ailleurs qu’aux Etats-Unis, je vous propose d’admirer LA nouveauté française de l’année, la « Dauphine » de Renault !

Ce « petit bolide » présentait des caractéristiques bouleversantes : L. 3,945m, l. 1,52m, Poids à vide 630kgs. Moteur de 845cc, délivrant l’enivrante puissance de 26,5 HP à 4200 t/m !

Ne cherchez pas la liste des options (clim, BVA, « power pack »…) il n’y en avait pas.

 

Mais revenons à notre propos .

En course, les Chrysler règnent en maîtresses absolues, mais elles se jouent « Le Crépuscule des Déesses ». Bill France va avoir leur peau, pourtant toujours si belle.

Les stylistes digèrent leurs audaces de 1955. Mode aidant, il faut néanmoins proposer à tout prix du « nouveau », alors on pratique des « face lifts » plus ou moins réussis, et 57 en sera l’exemple le plus frappant. Il faudra attendre 1958, pour voir de vraies nouvelles autos. Beaucoup plus sérieux est le travail effectué sur les moteurs, dont les puissances augmentent sensiblement.

Une petite réflexion, en passant… comparez les poids annoncés dans les caractéristiques, à ceux de nos autos modernes, bourrées de matériaux légers, et rappelez vous que ces voitures avaient des tôles d’une épaisseur que nous ne connaissons plus. Une Chevy « Bel Air » pesait 1460 kgs, soit sensiblement le même poids qu’une « Mégane » haut-de-gamme en 2007. Nous conduisons aujourd’hui de véritables « éléphants compactés » !

Comme nous l’indique « VD » dans son étude historique, 1956 voit l’apparition de la formule « Ragtops », ou «Convertibles », où les cabriolets s’affrontent dans des courses séparées, ou communes, mais les moteurs et les modèles sont les versions « air libre » des autos de la première division. 

 

CHRYSLER

Toujours la rafle des « 300 » (22 victoires, et le championnat pour Buck Baker) mais c’est la dernière année pour elles.

Je ne résiste pas à vous en parler une dernière fois. Elle est trop époustouflante pour l’ignorer.

Je vous rappelle que la bête « envoie » 340 HP (355 HP – option « Performance » - tx de compression 10 :1)  avec son « Hemi » de 354ci (5801cc) et abat le ¼ mile en un peu plus de 17 sec. !

Malheureusement, chez Chrysler, on va « s’oublier », et pondre des dessins de plus en plus délirants, comme l’annoncent ces deux « dream cars » (« nightmare » cars ?)

La « Norseman », sur un dessin de Ghia, dont l’arrière « fast back » sera beaucoup utilisé dans le groupe à l’avenir.

 

Puis la « Plainsman » sublime horreur !

 

Beaucoup plus intéressante était la Chrysler à turbine, dont vous trouverez ci-dessous la vidéo de présentation. Sous un « air de rien » de sage berline Plymouth, on avait fait entrer une turbine qui fonctionnait parfaitement. Le programme avait démarré en 1954, il connaîtra son vrai développement en 56, et se poursuivra pendant des années. Nous savons aujourd’hui que ces tentatives seront réduites à néant par les chocs pétroliers, les normes anti-pollution, et les progrès des moteurs classiques, mais rien ne nous empêche de rêver…

http://www.videoclick.com/video-click_pub/videos_1956_newsreel_excerpt.html

 

FORD

14 victoires ! Ford s’est réveillé, avec ses modèles 1956, améliorés par rapport à l’année précédente. Toujours la ligne ’55, mais affinée, et un « lifting » réussi, avec principalement une calandre simplifiée. Ici une «Victoria » (« Vicky » comme l’indique la plaque)

Belles autos ces Ford.

 

 

Des nouveautés sous les capots, avec des moteurs musclés. Cette « Fairlane » pouvait être animée par un V8 de 312 ci (5112 cc) 225 HP à 4600 t/m, qui entrainait ses 3300 lbs (1494 kgs) à 107 mph (172 kmh)

Les prix s’étalaient de $1914 à $2272 , ce qui en faisait une bonne affaire.

La « Purple Hog » de Curtis Turner (victorieuse à Darlington)… malheureusement en noir et blanc.

 

Le cabriolet ne manquait pas de charme, lui non plus.

Et là-dessous, gréée « course », à Daytona, la #12 de Weatherly.

Ci-dessous la #26, de Curtis Turner, exposée au NMPA-Stock Car Hall of Fame – Joe Weatherly Museum. Noter la “sécurité” de fermeture du capot !

Turner connaîtra une année faste dans la catégorie avec cette voiture, comme vous le montre « VD » dans son article consacré aux courses de Convertibles.

 

CHEVROLET

Trois victoires seulement pour Chevrolet, mais la grande concurrente de Ford n’avait pas gardé les deux pieds dans le même sabot. En 1956 la ligne s’est allégée, et de belle, la voiture acquiert maintenant un côté « classieux ». Cette Bel-Air est vraiment splendide, même si sa nouvelle calandre élargie me plait moins que celle du modèle ’55, le « coupe-frites », avec son air méchant.

L’ensemble est toujours très équilibré, peut-être même plus esthétique qu’en 1955..

Pour animer ces beautés, et contrer Ford, GM a fait un effort du côté des moteurs.

Le V8 de 265 ci (4343 cc) délivre 225 hp, ce qui est largement suffisant pour emmener les 3221 lbs (1461 kgs) de cette belle auto.

Des caractéristiques presque superposables à celles de la Ford correspondante.

Et le break « Nomad », de plus en plus séduisant, non ? Il nous montre ici les nouveaux feux arrière, agrandis. C’est un début pour les feux arrière… on va vers des délires.

Ci-dessous, à côté d’une 1957, la « Convertible » de Tom « Tiger » Pistone (elle annonce seulement 205 HP !).

Le concept car de l’année se prénommait « Impala »… ça vous dit quelque chose ?

Chevrolet envisageait de décliner la Corvette en berline. Dommage… ça ne s’est pas concrétisé, mais regardez le pare-brise et la lunette arrière, vous les reverrez bientôt. La calandre aussi reviendra, dès l’an prochain, sur les « Corvette » de compétition.

 

Comparez déjà avec la Corvette SR2 (Sebring Racer) de l’année (Musée Petersen)

 

 

DODGE

Pas grande nouveauté chez Chrysler Corp. qui digère son audace de 1955. L’auto est toujours agréable à regarder, malgré sa peinture trois tons, qui l’empêche de prétendre au qualificatif « d’élégante » (Les goûts et les couleurs ne se discutant pas, rien ne vous interdit de ne pas être d’accord avec moi !)

Les moteurs ? On s’accroche ! Le « Coronet » de 315 ci envoie maintenant 260 à 295 HP à 4400 t/m. Avec un poids de 3435 lbs (1558 kgs) on a une « brûleuse de bitume ».

Mais le summum est atteint avec le « Poly » D-63-2,3 qui sort 309 à 316 HP !

Et tout ça pour $2302 (Berline) ce qui n’est vraiment pas excessif.

11 victoires ! Décidément, il fallait être de la famille «Chrysler» cette année. La Convertible, en exécution « Royal Lancer », était une petite splendeur, même vue de l’arrière…

 

OLDSMOBILE

L’auto n’a pas vraiment changé, sauf dans les détails. Le catalogue appuie sur son côté « jeune ».

Ici une «Super 88 », 4 portes sans montants, parfaitement restaurée.

Son moteur avait pris du souffle, lui aussi, 324 ci (5309 cc) 230 hp (240 hp dans la 98) à 4400 t/m. Apparition d’une nouvelle boîte, la « Jet Away Hydramatic Drive ».

Et il fallait de la puissance, les poids variant de 3700 à 4325 lbs (1676 à 1959 kgs)

Ceci expliquant peut-être cela, Oldsmobile ne connaîtra qu’une fois la « Victory Lane cette année.

A noter le beau « Convertible » de ce millésime.

Et le très intéressant « concept car », la « Golden Rocket ». Des éléments de style seront repris dans les prochaines périodes.

 

 

 

 

 

 

 

 

MERCURY

Nettement plus massive, et moins réussie que sa cousine Ford, la Mercury conserve un petit côté « ancien ».

Pas vraiment moche cependant.

Ca n’empêchera pas cette voiture, un peu vieillotte, de « marquer » cinq fois cette année.

La Montclair bénéficiait d’un moteur de 312 ci (5114 cc) qui offrait 258 HP à 4600 t/m (225 annoncés pour l’option « Power Pack » de série) pour un poids de 3600 lbs (1630kgs) La vitesse maxi était annoncée à 177 kmh.

Le cabriolet Montclair n’était pas repoussant.

 

L’intérieur très soigné.

 

Avec Russ Truelove, la Mercury a fait « un tabac » à Daytona, en 1956…

Mais rassurez-vous, elle a été restaurée, même si le pilote est « dans son jus » !.

Et son 312ci est tout aussi beau !

 

Le concept car « Turnpike Cruiser » montrait bien ce qui allait arriver, chez Mercury, dans les deux prochaine années.

 

BUICK

Pas de victoire pour les Buick en 1956, mais une ligne qui frôle la perfection dans son genre.

Le « lifting » est le plus réussi du millésime, à mon goût. Belle sous tous les angles.

Note aux lecteurs d’un pays limitrophe de la France : les petits motifs décoratifs, sur les ailes avant, ne sont pas des collimateurs destinés à viser les piétons imprudents !

 

Gentil intérieur, pour cette Convertible Super.

Le meilleur moteur de ces autos était le 322ci (5277 cc) qui offrait 255 HP à 4400 t/m.

Le prix de ce cabriolet ? $3544, ce qui n’était pas précisément économique.

La berline quatre portes « sans montants » était aussi spectaculaire.

…le résultat, après que son nouveau propriétaire l’ait restaurée « avec les couleurs de la brochure de présentation d’époque »… pas sûr que ç’ait été une très bonne idée…

Enfin, le « concept car » Centurian valait lui aussi le détour, elle me fait un peu penser aux autos délirantes qu’on voyait à l’époque dans les BD, genre « Turbotraction ».

 

 

PONTIAC

Un peu « tristounettes », les Pontiac de ce millésime.

La Star Chief » ne manquait cependant pas de charme, mais sa calandre et son capot présentaient, à mon goût, trop de complications inutiles.

En revanche, du côté des poumons, cette auto se portait plutôt bien, elle avait un souffle infernal. Les moteurs (317 ci – 5194 cc-) allaient de 192 HP (un carbu double corps) à un fabuleux « 2 quadruple-corps » qui vous balançait 285 HP à 5100 t/m.

Le moulin raisonnable restait cependant la version 227 HP à 4800 t/m, avec un carbu quadruple corps.

Cette valeur était honnête, pour tirer une « Star Chief » de 3687 lbs (1670 kgs)

Le cabriolet pouvait fonctionner comme « ramasse-minettes » !

 

Et un petit clin d’œil aux bankings chers à nos cœurs…

Beaucoup plus intéressant, le « design » du « dreamcar » de l’année, la « Club de mer ». Cette auto était fabriquée sur une caisse auto-porteuse en acier. Sous le capot, le « moteur-miracle » de Pontiac, le « Strato Streak », V8 de 4,4 l. très travaillé, donnant 300 HP à 5100 t/m.

A noter l’apparition, sur cette auto, du système « transaxle » (axe de transmission souple, sans cardan intermédiaire) qui sera utilisé ultérieurement sur les « Tempest », et une suspension arrière indépendante, à système De Dion, qu’on retrouvera en partie sur les « Stingray ».

 

 

STUDEBAKER

Chez Studebaker, les brochures mélangent allègrement les Packard, « Clipper », et Studs, avec de joyeux cocktails de styles, qui n’apportent rien, ni aux unes ni aux autres.

C’est la fin pour ces marques, qui agonisent doucement.

 

 

Et pourtant, elle reste assez jolie cette Stud, malgré sa calandre «carrée »

Pour les moteurs, on sent les bienfaits du mariage avec Packard, et les « Studs » affichent, enfin, des puissances dignes de leur ligne toujours flatteuse.

La pub faisait toujours référence au caractère « sportif -familial» des « Hawks » (avec le 275 HP)

 

Les 6cyl en ligne de 185 ci (3030cc) offrent une puissance honorable de 101 HP à 4000 t/m, et les V8 s’étalent de 259 ci (4244 cc) 170 HP à 4500 t/m au gros « Skypower » de 352 ci (5768 cc) 275 HP à 4600 t/m (« le meilleur rapport poids/puissance de la production US » selon la pub)

La version « raisonnable » reste le 289 ci de 195 HP à 4500 t/m .

Mais c’est bien un « 275 HP » qui participa à la « Beach Road Race » de Daytona cette année là, aux mains de Ray Thompson, comme le montre cette photo. Parti 76è et dernier, il termina 26è. Notez, ici aussi, le splendide « sandow », qui sécurise le capot !

 

Nous ne parlerons bientôt presque plus des Studebaker, et encore moins de leurs demi-sœurs Packard. Alors je ne résiste pas au plaisir de vous faire frissonner, avec le « showcar » du Goupe, la « Predictor », présentée au salon de Chicago 1956, censée préfigurer les Packard de 1957 (qui ne verront heureusement pas le jour !)

 

 

PLYMOUTH

Pas de « Victory Lane » pour Plymouth cette année. Mais l’auto est sobre, et belle, comme cette « Fury », parfaitement restaurée.

Notez la nouveauté de la boîte « presse-bouton »

Avec son « four barrel », le V8 de la Fury, 303 ci (4966 cc) offre 240 HP à 4800 t/m, pas mal du tout, pour une auto de 3650 lbs (1653 kgs) Elle présente toujours un choix, cette année, dans toute une gamme, depuis le 6 en ligne de 230ci et 125 HP, jusqu’au V8 277 ci et 200 HP.

Cette « Fury » va « faire des petits » au cours des années, et on n’a pas fini d’en parler, tant pour son look, que ses performances délirantes.

 

Voilà pour les autos de 1956. Le millésime était moins excitant que le précédent, avec ses révélations stylistiques. En 1957, on va aller vers quelques « flamboyances », qui marqueront l’apogée, et la fin de la révolution initiée en 1955… et les moteurs vont poursuivre leur ascension vers les sommets de la puissance.

 

Marseille, le 11.07.2007.

 

 

LES SOURCES PRINCIPALES

 

http://www.misterw.com/Ford/56Ford01.html

http://www.edge-inc.net/cars/index.cfm/page/data/id/419.htm

http://www.seriouswheels.com/1950-1959/1956-Chevrolet-Bel-Air-Hardtop-Blue-White.htm

http://www.conceptcarz.com/vehicle/z2079/default.aspx

http://www.motorcities.com/contents/02/1956-Chevrolet-Bel-Air-Nomad-red-white_02CRF345655432.html

http://www.remarkablecars.com/ppads/showproduct.php/product/2609

http://www.familycar.com/Classics/readers.htm

http://www.tocmp.com/pix/Olds/

http://info.detnews.com/joyrides/story/index.cfm?id=116

http://midwestmopars.com/Gallery/rides/56Dodge

http://www.hubcapcafe.com/ocs/pages01/olds5601.htm

http://www.secondchancegarage.com/public/552.cfm

http://naraaca.org/

http://mclellansautomotive.com/photos/B3958.jpg

http://www.autospeak.com/drphot08.jpg

http://www.legendsofnascar.com/TigerTom_Pistone.htm

http://www.trombinoscar.com/buick/bk5601.html

http://www.sunbeltcars.com/mercury56montclair.htm

http://www.stockcarracing.com/featuredvehicles/43258_1956_mercury_monterey/

http://www.buickstreet.com/56buickstreet.html

http://www.desoto58.com/dreamcar/dreampackardpredictor56.html

http://www.buickclub.org/MemberGallery/index.html

http://www.conceptcars.it/storia/corvette.htm

http://haraldsgraffiti.over-blog.com/article-5156903.html

http://www.autoweteran.gower.pl/concept_timeline.html

http://www.loti.com/cars2.html

http://wikicars.org/en/Image:Pontiac_Club_de_Mer.jpg

http://www.automobileart.homestead.com/ChryslerConceptCars.html

http://www.tocmp.com/pix/Studebaker/

http://www.automotivechronicles.com/articles/2007/mar/01/index.php

http://www.imperialclub.com/Articles/56MotorLife2/Page02-reg.jpg

http://www.motorspain.com/coches/Chrysler/

http://www.kshs.org/cool/coolpont.htm

http://www.chooseyouritem.com/classics/files/103000/103284.html

http://www.adclassix.com/ads/56pontiacstarchief.htm

http://www.ncarhof.com/

http://sites.nexusisp.com/lgsmirle/lgs99ph.htm

http://www.adclassix.com/ads/56plymouthautomatic.htm

http://carnut.com/specs/fspecs.html

http://www.studebakerracing.com/newsads.html

http://www.studebakerracing.com/emosstrkL.jpg

http://www.lilesnet.com/paul/Memories/concepts.html

http://www.shorey.net/Auto/American/Ford/htmltree.html

http://www.caradisiac.com/php/voitures_collection/voitures_legende/francaises/renault_dauphine.php

 

 

A propos des sources

Les sources utilisées pour ces articles, et principalement pour les photos, sont celles accessibles sur le Net. Je m’efforce d’en citer l’origine, soit dans le corps de l’article, soit « in fine », mais il peut se produire un oubli, ou une erreur, dont je prie qu’on veuille bien m’excuser.

Elles sont utilisées sans but lucratif, et elle contribuent, selon moi, à la promotion de leurs sites d’origine. Si certains détenteurs de droits s’estiment malgré tout lésés, il va de soi qu’elles seront retirées sur simple demande.



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