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LES BELLES HISTOIRES DE PAPY KIWI

 

LES AUTOS DE LA SAGA NASCAR

 

VI – 1954 - CA SE PRECISE – LES « GRANDES AUTOS » ARRIVENT !

Et un sous-titre s’impose : « 1954, Année exotique »

 

Le « boom » automobile bat son plein, les américains voient de plus en plus gros, et les constructeurs s’empressent de leur donner satisfaction. C’est l’emballement des tailles, des puissances, des poids, des extravagances, et ce n’est qu’un début.

 

CHRYSLER

On ne peut pas passer la «Chrysler» de Petty sous silence, bien que j’aie traité de ces autos dans un article séparé ! 7 victoires seulement, mais le championnat au bout.

Pas encore la « 300 », mais les « New-Yorker » (photo) et autres « Windsor » utilisaient déjà bien leur moteur « Hemi », malgré leur apparence de dinosaure.

 

Et depuis le temps que je vous bassine avec des termes techniques, ci-dessous un tableau clair des diverses formes de chambres de combustion, avec leurs rendements respectifs. Les deux premières culasses sont dites « à soupapes latérales ». Les quatres autres dites « à soupapes en tête », soit « culbutées » (avec arbre à cames dans le bloc, actionnant tiges, poussoirs et culbuteurs) soit « à arbres à cames en tête» (au-dessus de la culasse) Vous y trouverez la « hemi », bien indiquée.

 

L’Impérial avait déjà 235HP sous le capot !

 

HUDSON

Toujours là, et bien là, les Hudson « Hornet », et même avec des modèles ’54.

La ligne a été légèrement améliorée, la calandre allégée, les ailes arrière adoptent (enfin !) une découpe « pontoon » (un peu tard, et assez maladroitement)

Mais c’est fini pour elles, malgré leur saison fructueuse (17 victoires) elles vont bientôt être emportées dans une débâcle fatale, bien compréhensible, quand on voit leur triste évolution.La « Hornet » ‘55, déjà passablement

vomitive, ici avec un faux air de « sundae fraise », ou de « saumon-crême fraîche » …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et le sinistre corbillard « sovietoïde » de 1957 (dernière Hudson sortie des chaînes… ouf !)

Paix à leur âme ! Et un coup de chapeau à leurs collectionneurs enragés. Il faut oser.

 

OLDSMOBILE

Pas victorieuses au championnat, mais elles remportent onze courses en 1954, tous modèles confondus (y compris un ’51)

Elle montre enfin le bout de son nez, cette ligne GM de 1955, qui va faire l’effet d’un tsunami ! L’an prochain, elle explosera, tout le monde va suivre, plus ou moins heureusement, mais d’un seul mouvement. L’Olds n’a pas l’esthétique la plus réussie de la gamme GM, mais elle en est représentative néanmoins.

« Classieuse » non ?

La ligne de caisse est épurée, les décorations chromées, un peu lourdes pour la calandre, n’étouffent pas la simplicité de l’ensemble.

Et le pare-brise ! Ce monument, aux montants inversés, qui allait être copié dans le monde entier.

Un coup d’œil à l’intérieur d’un cabriolet «Starfire 98 » ? On nageait dans le somptueux, et la modernité. Ah ! Imaginez… Malibu 1954, quelle teenager pouvait résister à un loulou « cruisant » dans sa Starfire, « The great pretender » susurré par l’auto-radio ?

Notez, à l’extrême gauche, sur le tableau de bord, le boîtier de « l’Autronic Eye », qui faisait passer les feux de route en « croisement », quand il détectait une auto arrivant en face. On nous présente ça aujourd’hui, en France, comme une grande innovation !

Nous aurons l’occasion de reparler, en 1955, de ces magnifiques GM, et d’entrer dans les détails, histoire de faire plaisir à quelque breton de ma connaissance.

Quels moteurs pour ces belles voitures ?

Rien de renversant, la puissance augmente doucement, en attendant les futurs délires. Toujours le « Rocket » V8 de 324 ci (5309 cc) 170 hp à 4000 t/m. Mais il existe une option « S » qui délivre 185 hp au même régime. Une Oldsmobile ’54 pese, selon les modèles, de 3684 à 4159 lbs (1669 à 1884 kgs) pas vraiment des poids plumes, mais l’excellent équilibre général de la voiture commence à la rapprocher des moribondes Hudson.

Un coupé « Holiday 88 » valait environ $3500 selon options retenues. L’inflation galopait.

 

BUICK

Buick aussi avait modifié sa ligne pour le millésime 1954. Elle s’améliorera dans les années à venir, et deviendra une grand réussite. Ici, elle est encore un peu bâtarde.

Les moteurs ont été « musclés », et le V8 de 322 ci (5277 cc) développe maintenant 200 hp à 4100 t/m. La voiture est curieusement assez légère (env. 1550 kgs) gage de bonnes performances.

Pour information, le prix du cabriolet « Skylark » atteint les sommets, avec $5000.

Ci-dessous, une «Roadmaster » Belle auto, en haut de la gamme Buick.

 

AUSTIN-HEALEY

Une Jaguar XK 120 coupé a gagné à Linden, mais d’autres européennes étaient présentes ce jour-là, dont les Austin-Healey.

Certains d’entre vous ignorent peut-être encore ce qu’étaient ces très sympathiques autos britanniques, ce serait étonnant. Elles sont devenues de grands classiques. On en voit encore beaucoup. L’Austin-Healey, c’était ça :

 

Ici en (presque) « British Racing Green », mais les « louvers » (fentes) sur le capot ne me paraissent pas très conformes à l’origine (une modification « course »)

Cette auto a été fabriquée en collaboration entre Donald Healey et Austin Motors. Healey fabriquait des autos « exclusives », mais de diffusion très confidentielle, avec moteur Riley, puis sur base Nash (on a déjà croisé la Nash-Healey)

Ici une Healey de 1947. Assez vilaine, n’est-il pas ?

 

 

Elle était à peine plus réussie dans sa version de compétition, « Silverstone »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais revenons à notre Austin-Healey, sur laquelle Austin misait gros, pour conquérir le marché américain, après le coûteux échec de « l’Atlantic ».

Cette fois l’opération allait marcher au-delà de toute espérance, et on verrait des Austin-Healey « 100 » sur tous les circuits routiers des USA. De nombreux pilotes célèbres ont débuté sur ces roadsters anglais.

L’auto était très réussie, très jolie, avec tout ce qu’il faut d’agressivité à un cabriolet britannique. Un régal d’équilibre, quel que soit l’angle sous lequel on la regarde, et à l’arrêt comme en mouvement.

Tout aussi esthétique vue de derrière.

 

Ces premiers modèles étaient animés par un moteur pris dans la banque d’organes d’Austin, un 4 cyl culbuté, de 2660 cc, 90 hp à 4000 t/m à l’origine (132 hp à 4700 t/m, version « S », avec panneaux de carrosserie alu) qui amenait la petite chose à 121 mph (195 kmh) une valeur proche de celle atteinte par la Jaguar XK 120. Evidemment, le poids de la bête était plutôt du genre « léger », avec 2015 lbs (914 kgs)

Ajoutez à ça une suspension bien ferme, et de grands tambours de freins, et vous obteniez un « racer » de première catégorie. Ses gros défauts ? Les carbus SU, une boîte 4 de « camion » d’époque, à première non-synchronisée, et un confort spartiate.

Mais le bruit du moteur et le vent dans la figure, pare-brise rabaissé, vous laissaient des impressions fortes. On se faisait plaisir là-dedans, à condition d’avoir moins de trente ans (après, le dos demandait grâce) Pour rouler dans une 100-4, il fallait faire un chèque de $3000 environ, selon finitions.

 

Je ne peux pas résister à l’envie de faire plaisir à nos amis belges, avec ces photos de « 100 » bruxelloises.

Il s’agit de deux A-H, parmi les six transformées en coupés chez D’Ieteren, en vue de correspondre au règlement d’une série typiquement belge, qui se courait à Spa-Francorchamps. Ce que vous voyez sur l’auto N’EST PAS un cornet de frites, mais un toit en acier, plutôt réussi d’ailleurs !

Merci à VD, grâce à qui j’ai découvert cette exécution spéciale.

Il y aura ensuite des améliorations, avec le 100-6 (pour 6 cyl.) et enfin avec la très belle, très victorieuse (rallyes et circuits) et très célèbre « 3000 », qu’on appelait « la Jaguar du pauvre »

Je vous ferai grâce ici de la petite « Sprite Frogeyes » et de son dérivé MG « Midget », qui m’ont laissé des souvenirs émus, elles sont bien connues de tous.

 

 

 

MG

Il y avait aussi une MG à Linden, quand la Jaguar a gagné, c’était l’invasion des « gremlins » anglais !

La vieille (1923) marque « Morris Garages » avait fait « un tabac » aux USA, avec les modèles TC, TD, et TF ramenés d’Europe par les militaires, de retour au pays après leur temps « overseas ». Beaucoup de vocations sont nées de ces autos, aux Etats-Unis.

Un ami a eu un moment une TF, avec laquelle je me suis régalé souvent… et fait peur quelquefois. A 120 (kmh !) elle vous offrait des sensations de Ferrari. Puis il est passé à la « Midget », nettement plus économique à l’entretien.

Une TC ? Juste pour le plaisir…

Et je n’insisterai plus longtemps sur ces adorables choses, après vous avoir dit que la TF avait un moteur de 1500cc, un peu faiblard, une boîte impossible, une direction de poids lourd dans les manœuvres, une tenue de route sautillante (on touchait le bitume de temps en temps)

Les autos courant à Linden pouvaient être, soit la TD…

Et je ne résiste pas à vous la montrer de l’arrière… mignon tout plein ce cabriolet !

 

Soit, plus probablement la TF, dont je vous parlais plus haut avec affection

 

Le moteur de la TF était un 1465cc, culbuté, 2 carbus SU ( !) donnant 65 hp à 5500 t/m. Avec son poids de 907 kgs, on ne peut pas dire qu’on tenait un « dragster ». Elle abattait le ¼ de mile en 20 sec., et la vitesse max frôlait les 140 kmh (mais vraiment par vent arrière !)

Tant pis ! Je vous le redis, à 120, sur une route de campagne, on en avait déjà « pour son argent », avec les ailes qui battaient follement, votre derrière au ras du sol qui ressentait toutes les bosses (quand les roues touchaient la route) le volant collé à la poitrine, les genoux cognant le dessous du tableau de bord… c’était, très vulgairement mais aussi sincèrement, « le pied intégral » !

Je n’ai pas pu retrouver son prix de l’époque, aux USA, mais elle avait, comme toutes les MG, la réputation de ne pas être chère.

C’était la dernière MG au look d’avant-guerre, en 1955 sortirait la moderne MGA.

 

MORGAN

 

Ces fous d’américains ont même réussi à engager une précieuse, et rare, Morgan, dans la course décidément historique de Linden.

C’était une « +4 » de 1953.

 

Morgan était connu dès avant-guerre, pour ses extraordianires autos à trois roues (peu imposées en Grande-Bretagne, et assimilées à des motocycles) à moteurs de motos. Ici une photo récente, montrant un « three wheeler » de 1922 (retravaillé par la suite) équipé d’un moteur JAP d’usine, 996cc, 51 hp à 5700 t/m. Le genre qui « déménage » !

 

Mais notre « +4 » de 1953 était un peu plus « civilisée ». Ici un modèle qui a couru la « Panamericaine » moderne.

 

Et son intérieur pratiquement d’origine, pas mal dans le genre spartiate… et quand on sait que les Morgan ont toujours été scandaleusement chères !

Elles étaient, et sont toujours, très prisées des « beautiful people », qui comprennent généralement très vite qu’elles sont trop sérieuses pour l’usage auquel ils les destinent. Il faut les adorer… ou les laisser.

Je n’ai malheureusement jamais conduit de Morgan, juste un petit tour dans une « 4/4- four-seater » des années 60, et c’était un grand moment.

Ces adorables petites choses étaient mûes par un 4 cyl. (d’origine Vanguard, puis Triumph par la suite) de 2008 cc, culbuté, donnant 68 hp. Pas de quoi se relever la nuit pour recompter la cavalerie. Mais l’ensemble était si léger, et tenait si bien la route, qu’il pouvait damer le pion à pas mal de grosses autos prétentieuses.

 

Tout le monde connaît les Morgan modernes, alors j’arrêterai ici d’en parler.

 

C’est tout pour les autos marquantes de 1954, à bientôt pour 1955 !

 

 

 

 

 

 

LES SOURCES PRINCIPALES

http://www.1motormart.com/galleryc.htm

http://www.cardomain.com/ride/635021

http://www.seriouswheels.com/1950-1959/1954-MG-TD-Mark-II-White.htm

http://www.healey.org/member-cars-1954.shtml

http://www.buickclub.org/PhotoGallery/Photogallery.html

http://www.buickclub.org/BMD_PR/bmdpress.htm

http://www.buickclub.ch/cars/meier-54-41d.html

http://www.secondchancegarage.com/public/544.cfm

http://www.toadhallcars.com/jaguar.asp

http://www.geezergassers.com/hemi.php#53rr

http://www.motorimania.it/manifestazioni/auto_storiche/healey.asp

http://www.ohioconcours.com/1999/h99rca.htm

http://www.nzmoparregistry.co.nz/default.aspx?Page=134

http://local.aaca.org/tucson/2006westernspring/06meetphotos/photos.htm

http://www.britishcarweek.org/

http://www.dieteren.com/splash/en-en/legroupe/histoire.aspx

http://morgan3w.de/

http://www.kls2.com/~karl/cars/1953-morgan/

http://www.mopar-owners-club.com/teknik/hemi_story/hemi.html#Kryss

http://www.imperialclub.com/Articles/54WPC/index.htm

 

A propos des sources

Les sources utilisées pour ces articles, et principalement pour les photos, sont celles accessibles sur le Net. Je m’efforce d’en citer l’origine, soit dans le corps de l’article, soit « in fine », mais il peut se produire un oubli, ou une erreur, dont je prie qu’on veuille bien m’excuser.

Elles sont utilisées sans but lucratif, et elle contribuent, selon moi, à la promotion de leurs sites d’origine. Si certains détenteurs de droits s’estiment malgré tout lésés, il va de soi qu’elles seront retirées sur simple demande.

 



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