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LES BELLES HISTOIRES DE PAPY KIWI

 

LES AUTOS DE LA SAGA NASCAR

 

III - 1951 : LES VOITURES DE L’EXPANSION

 

On est entrés dans la troisième année de plein exercice de la Nascar, et les choses sont maintenant rôdées. Les autos n’ont guère changé, et on court toujours, parfois, avec des modèles des années précédentes.

J’examinerai seulement les nouveautés marquantes signalées par « VD », ou celles qui me paraîtront vraiment valoir le détour.

 

Course #6, la photo légendée « Marshall Teague remporte une nouvelle course » montre la « Fabuleuse Hornet » Hudson #6.

 

Là, on entre dans le vif du sujet, avec de « vraies autos », pour de « vrais professionnels ».

Les Hudson « Hornet » vont épouvanter le milieu de la Nascar (un peu comme les Chrysler « 300 » dans quatre ans) en raflant une bonne partie des victoires, avec Herb Thomas, Marshall Teague, et Lou Figaro.

 

Cette voiture mérite un développement plus long qu’à l’habitude.

 

De toutes les marques étudiées jusqu’ici, Hudson (pourtant née en 1909) reste assez méconnue du grand public (dont les assidus de Nascar-World ne sont pas) parce qu’assez peu répandue en Europe. Elle fait partie des « marginaux » de la production US, avec des autos originales, bien finies, souvent attachantes. Leur standing les classe à peu près à hauteur des Buick, Mercury, Dodge.

 

Pour le style, la Hornet ne s’est pas vraiment débarrassée des volumes, et des complications de la fin des années 30-40. Elle est, pour tout dire, un peu « bâtarde », avec son avant à la calandre massive, assez réussi dans l’agressivité, sa ligne de caisse qui se voudrait « pontoon », mais s’affaisse lamentablement sur l’arrière (très « late thirties ») ses petites surfaces vitrées. Elle donne néanmoins une impression d’aérodynamisme, synonyme de vitesse, de confort, et un surbaissement, annonciateur de bonne tenue de route.

Un vrai « low rider » avant l’heure. Et au total, une assez « bonne bouille » !

 

Des amis de la famille en ont eu une, mais une berline 4 portes. Elle m’a laissé, un peu comme la Lincoln, une impression mitigée d’immensité intérieure, et de caverne, avec ses petites fenêtres. Trop jeune, je n’ai bien sûr pas été en mesure de juger de ses réactions.

Ici une gentille restauration récente.

 

Si on en croit ses résultats en course, cette Hudson tenait les promesses de sa ligne.

 

Alors, quelles étaient ses spécifications ?

Deux 6 cyl. en ligne, dont le plus intéressant était un 308 ci (5048 cc) à soupapes latérales, avec deux carburateurs, qui alignait une redoutable cavalerie de 145 hp à 3800 t/m.

Il existait aussi un 8 cyl. en ligne, mais il n’équipait pas les Hornet, et était moins puissant que le 6 cyl. !

La transmission s’effectuait par une boîte 4 manuelle (rare aux USA en ce temps là)

Le poids de l’auto était de l’ordre de 3750 lbs (1700 kgs) ce qui lui donnait un rapport poids/puissance intéressant, de 11.71 kgs/hp. La berline était réputée atteindre la barre magique des 100 mph.

Son prix avoisinait $2650, pas si élevé, en regard de ses qualités, si on se rappelle qu’une Cadillac « basique » de l’année précédente, coûtait déjà $2800.

 

La voiture avait une garde au sol très basse pour son temps, et ses excellentes suspensions lui donnaient une tenue de route « sportive ». Là où l’américaine classique sous-virait abominablement, avant de se mettre en tête-à-queue, ou carrément sur le toit, la Hornet se mettait volontiers en dérive des quatre roues, et gardait sa bonne volonté pendant tout le virage, ce qui lui donnait une maniabilité hors-pair.

Pas étonnant qu’elle ait fait des ravages dans les courses de Nascar, en additionnant sa puissance respectable, sa boîte 4, et ses qualités routières.

 

Dévoilé ci-dessous, ce qui faisait la supériorité de la Hornet, sa construction presque « monocoque ». Noter les longerons, qui se prolongent en passant devant les roues arrière.

 

Le châssis « step-down » (on ne montait pas dans une Hudson, on y descendait !) surbaissait effectivement la voiture, selon le vieux concept « underslung » de Harry Stutz (encore un grand nom de l’automobile US !) .

 

 

Enfin, n’oublions pas que la « Hornet » a fait une apparition mémorable dans « Cars », sous les traits du bon « Doc Hudson ».

 

Course #24 – Photo « Herb Thomas #92 devant Shorty York #90” – La #90 est une Nash 1951.

Ah ! la voilà enfin, la « pregnant whale » (baleine enceinte) plus prosaïquement appelée sous nos cieux « baignoire retournée ».

Un style totalement inclassable, une auto à tout prendre assez vilaine, pataude, bouffie, dont les amateurs de « leadsled (plomb fondu) customizing » s’inspireront, nouvel outrage dont elle se serait bien passée ! A noter cependant le pare-brise d’une seule pièce.

Ici, une des photos de la présentation d’époque.

 

Vous ne la trouvez pas terrible-terrible ? Alors regardez une berline (bien conservée néanmoins)

 

Et la vue arrière n’était guère plus flatteuse.

 

 

Que dire de la vieille marque Nash, si ce n’est qu’elle a toujours produit des autos honorables, sans plus, parfois originales, comme on le verra quelques années plus tard, avec les Nash-Healey, puis les « Metropolitan » (mini-autos américano-britanniques sur base Austin)

Il faut rappeler aussi que le groupe Nash comprenait également Kelvinator (ça ne vous rappelle rien ? Les réfrigérateurs !)

 

Je conserve une impression assez vive d’une Ambassador, dont mon père s’est servi un moment. L’auto tenait ce qu’elle promettait, une grande mollesse à tous niveaux, genre bateau, mais on tenait à six dedans sans être gênés aux coudes !

 

 

Une idée de l’intérieur ?

 

Encore une ! Le dossier passager de la banquette avant était inclinable (pas très courant en ce temps là)

 

 

 

 

 

 

Et quand on pense qu’au même moment, on lançait l’élégante (Pinin Farina était passé par là !) Nash-Healey…

 

 

Et me demanderez-vous, pour déplacer cette « baleine », un V8 musclé ?

Que nenni ! Du bon 6 cyl. en ligne, à soupapes en tête, de 172,6 ci. (2828cc) et jusqu’à 252.6 ci. (4140cc) développant la puissance faramineuse de 82 hp, jusqu’aux 135 hp du gros moteur !

Le poids était de l’ordre de 3375 lbs (1528 kgs) autrement dit une auto assez légère selon les critères US du temps, ce qui la mettait (surprise !) devant la « Fabulous Hornet » en termes de rapport poids/puissance !

L’avantage principal de la « deux portes » Statesman restait néanmoins son prix, de l’ordre de $1800, mais les modèles plus huppés atteignaient quand même un respectable $2160.

 

Vous aurez sans peine compris que je ne suis pas un « fan » inconditionnel de la Nash !

 

C’est fini pour 1951, aucune autre auto intéressante ne s’étant montrée cette année-là… sauf, si vous regardez la photo illustrant la course #38, à Jacksonville, où on aperçoit au départ, à côté de la « Hornet » #6, un coupé Studebaker (#13)

Je traiterai de ces intéressantes autos dans l’année 1952, car elles ont donné lieu à une discussion d’enfer (« Skype » chauffait !) mais toujours courtoise et amicale, entre «Prof VD » et votre serviteur. 

 

Les sources

 

 

http://www.seriouswheels.com/1950-1959/1951-Kaiser-Henry-J-Blue.htm

http://www.pnwnash.org/

http://hem.passagen.se/radiola/broschur.htm

http://imagecache2.allposters.com/images/CORPOD/LW001732.jpg

http://www.pjsautoworld.com/1950cars/1951nashambassadorfrt.JPG

http://en.wikipedia.org/wiki/Image:Dochudsoncars2.jpg

http://home.comcast.net/~ljfid/earlyhj.htm

 

 



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