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LES BELLES HISTOIRES DE PAPY KIWI

 

 

LES AUTOS DE LA SAGA NASCAR

 

 

En regardant les photos qui accompagnent le travail de « Prof VD », il me revient une foule de souvenirs d’enfance, puis de jeunesse, et je sais que le meilleur reste à venir, avec les monstrueuses autos de 1955, et la suite...

 

Je suis allé rechercher les spécifications de quelques-uns de ces modèles, dans leurs versions de série, au fond pas très différentes de celles qui ont couru dans les récits de VD.

 

Et je me suis demandé si ça ne vous intéresserait pas aussi un peu, de savoir ce qu’étaient vraiment les autos US au temps de vos grands pères. Du coup, j’ai pris le pari de ce petit boulot, qui suivra les parutions de la « Saga ».

 

Il y aura des surprises, parce qu’à côté de voitures archi-connues, viendront se présenter des modèles plutôt exotiques.

 

Pour certaines d’entre elles, j’ai voyagé dedans, ou je les ai un jour conduites (avec ou sans le permis, mais il y a prescription, et c’était un autre temps, sous d’autres cieux…) je vous dirai ce que j’en ai ressenti, si je m’en souviens bien, et en essayant de ne pas radoter.

 

I - 1949 : LES AUTOS DU RENOUVEAU

 

1949 est l’année où les USA en terminent avec les séquelles de la SecondeGuerre Mondiale (juste avant d’entrer dans le conflit coréen, qui va encore donner un coup de « boost » à leur industrie)

Le pays est en plein « boom » économique, les usines réembauchent après la crise qui a suivi la surchauffe des productions militaires (les USA ont été l’atelier, et l’arsenal des Alliés)

Les américains, comme l’ensemble des habitants du Monde Libre, sont saisis d’une frénésie de consommation, mais là où les pays européens doivent encore reconstruire leurs villes et leurs usines, et où on sort, parfois encore partiellement, d’un rationnement strict, eux ont les moyens de vouloir « tout et tout de suite ».

 

Ils ne s’en priveront pas, et les autos vont connaître un engouement qui frôlera le délire, forçant les ingénieurs à faire de plus en plus gros, de plus en plus puissant, de plus en plus flamboyant.

 

Et parmi les autos représentatives de leur époque…

 

PHOTO DE LA COURSE N°1 « Otis Martin #19, Red Byron #22 »

 

La # 19 est une Ford 1949 (ou toute fin-1948) qui a bénéficié d’un tout nouveau design, avec son avant très « aviation à réaction » qui suggère vitesse, puissance, et modernité. Le fin du fin du style automobile de l’époque, elle démodait tout le reste de la production mondiale !

C’est « la voiture qui a sauvé Ford », alors dans une assez mauvaise passe.

 

Photo de la présentation

 

La ligne de caisse sans cassure, horizontale, de type « pontoon » (ponton in french !) est à la pointe de l’esthétique du moment.

C’est un modèle « Tudor » (Ford a fait, longtemps, un jeu de mots sur « Tudor », famille royale anglaise – très « classieux »- et « two doors » - 2 portes)

 

La voiture alignait quelques nouveautés, comme une suspension à roues avant indépendantes, avec ressorts hélicoïdaux, un gage de tenue de route, et une bonne base pour la course… Et un petit prix, allant de $1500 à $1650, selon options.

 

Le moteur ? Oh, ne vous attendez pas à un dragster d’aujourd’hui, mais l’auto disposait de l’excellent V8, increvable, à soupapes latérales (dit « L type », ou « Flathead », son drame) traditionnel chez Ford (il existait aussi un 6 en ligne, sans intérêt)

On l’a retrouvé, plus petit, sur les Ford françaises (de la « Vedette » à la « Versailles »)

 

 

Cylindrée : 239.4 ci (3923 cm3) un carburateur Holley-Ford, double-corps.

Puissance : 100 hp.

BV : mécanique 3 vitesses, avec overdrive (surmultipliée) en option .

A noter que ces moteurs pouvaient être « gonflés » outrageusement, grâce à des équipementiers déjà très actifs aux USA.

Il en fonctionne encore aujourd’hui, stupéfiants de puissance.

Voilà la bête originale !

 

Et le tableau de bord (pas tout à fait une « COT »!)

 

La #22 de Red Byron , par comparaison, l’Oldsmobile « 88 », bien que de 1949, était esthétiquement dépassée, et chez GM les hésitations stylistiques allaient durer jusqu’aux modèles ’55, lesquels rendraient à leur tour obsolètes toutes les productions de la concurrence !

Un exemple d’aujourd’hui (quelle classe pour la restauration, ces américains !)

 

Là, maintenant, devant mon écran, elle est pleine de charme, et elle m’irait bien au teint ! Pour le moteur, c’était une autre tisane que le poussif moulin de chez Ford.

Un V8 à soupapes en tête (culbuté) de 4976 cm3 (303.7 ci) avec 135 bons bourrins dès 3600 t/m, la Ford pouvait s’accrocher, d’autant que châssis et freins étaient largement meilleurs sur l’Olds.

Plus luxueuse, mais aussi plus chère que le coupé Ford, cette voiture se vendait aux environs de $1725.

 

Mon voisin, et néanmoins prof de Français-latin-grec, avait la même, de chez Chevrolet, un « business coupé », avec le 6cyl. « Blue Flame », un peu anémique, que lui avait fourgué mon papa. Cette excellente auto roulait toujours quinze ans plus tard, ce qui me valut probablement les quelques notes flatteuses obtenues en latin !

 

La Lincoln #34 de Jim Roper, autre voiture intéressante, comme toutes les Lincoln, la marque de luxe de Ford Motors Cy.

En ce temps là, foin de standardisation chez Ford, où à l’inverse de ce qui se pratiquait chez GM, chaque marque avait de très fortes spécificités !

 

 

Belle bête que ce « paquebot »,voiture de luxe, immense dehors comme dedans…

 

 

Un ami de la famille en avait une, et j’ai eu l’occasion de quelques balades comme (très jeune) passager, j’en conserve toujours une impression d’espace énorme, comme dans beaucoup d’américaines « full size » de ce temps-là.

Le moteur, demanderez-vous ? Toujours l’abominable V8 « Flathead » d’avant-guerre, mais dans une version « musclée » de 336.70 ci (5.5 L.) et 152 chevaux de labour à 3600 t/m, le tout accouplé à une « boîte 4 » manuelle.

Il fallait bien ça pour entrainer les 1900 kgs de l’ensemble.

Et on ne faisait pas dans l’économie, chez Lincoln, pour l’emporter avec lui, un américain devait laisser un chèque minimum de $2600 !

Cette voiture, très performante, en raison de sa tenue de route, et d’excellents freins (pour l’époque !) a connu une belle carrière sportive, tant en Nascar que sur route, à la Panaméricaine (ci-dessous, Panamericana 1950, au départ, avec Jimmy Hicks/Knobby Amos)

Course 8 - la petite Plymouth #42, « 3 passenger », ou « Business coupé » de Lee Petty

Encore une auto à la ligne modernisée, sans atteindre la recherche de la Ford contemporaine. Bien que très atténué, la voiture a gardé le galbe des ailes, en style dit « semi-ponton »

Intéressantes ces Plymouth, la marque «d’entrée de gamme » du groupe Chrysler.

Modernes à beaucoup d’égards, et marquant, comme la Ford, une rupture avec l’avant-guerre.

 

Ce « business coupe » avait l’avantage d’etre léger, avec ses 3000 lbs (1360 kgs) sur la balance.

Le moteur était un 6cyl. « Flathead », en ligne, de 218 ci (3600 cm3) donnant 97 ch à 3600 t/m.

Auto pas chère (moins de $1400 !) sans histoire, qui tenait correctement la route, avait des performances honnêtes grâce à son poids « plume », elle a connu un honorable succès commercial.

 

Voilà pour les autos marquantes de 1949 !

 

La suite bientôt…

 

 

Les sources

 

http://www.secondchancegarage.com/public/544.cfm

http://www.cervia.com/ferrariclubforli/

http://www.stovebolt.com/gallery/alternate/woodson_mark_1949plymouth.html

http://vwmcompany.free.fr/ABM/lanceur.php?page=reportage/1949.html !!!

http://www.mclellansautomotive.com/sales-lit/bymake/lincoln/index.shtml

http://www.chicagoclassiccars.com/inventory_show.asp?stknum=PC152

http://www.hfmgv.org/exhibits/showroom/1949/photos.html

http://www.wilsonclassiccar.com/prod03.htm

 

 

 



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