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25/10/2011 : L'édito de nascar_vd (25/10/2011)
de nascar_vd

Retrouvez l'édito de nascar_vd chaque semaine sur SW !

 

Edito du vendredi 25/10/2011.

Les SS annihilent le peloton.

Par SS il est sous-entendu « Super Speedway » et non pas « Schutzstaffel » ! En effet les courses sur SS cette année furent particulières avec les duos de superdraft. Bon les pilotes et écuries ont juste trouvés une parade efficace face à la nouvelle réglementation en vigueur en Sprint Cup. Force est de constater que si oui certaines phases des courses sont ultra impressionnantes et palpitantes bien d’autres le sont moins voir pas du tout. Le « ventre mou » était déjà un passage obligé du temps pas si lointain des courses en peloton « groupir » mais là ce n’est plus un, ou alors un très gros, mais des ventres mous auxquels les spectateurs doivent assister. A Talladega il y a eu des choses surprenantes avec pas mal de cadors mettant un genou à terre voire les deux et comme chaque fois un underdog des plus surprenant n’est pas passé loin de la victoire, ici Dave Blaney.

Même la course de Camping World Truck Series n’a pas échappé à la course en duo. Pourtant le règlement n’a pas changé en Truck et c’est la première fois que l’on voit cela à l’instigation des vieux briscards de la KHI Mike Wallace et Ron Hornaday Jr. Ces deux-là ont parfaitement transposé la technique de la Sprint à la Truck à la surprise générale du reste du peloton qui mis un bon tiers de la course pour réagir et se mettre lui aussi en formation deux par deux. Mais pas pour tous d’ailleurs. La configuration aéro des Trucks demandant une grande maîtrise car le bumper arrière n’est absolument pas fait pour voir celui de devant s’emboîter facilement contrairement à ceux de la Sprint. Du coup la course fut belle avec un superbe finish mais on est un peu resté sur notre faim. Bah faudra s’habituer je pense.

En Sprint la tension fut palpable avec de la stratégie à gogo pour tenter de ne pas perdre son partenaire siamois de superdraft. On voyait même des pilotes perdent volontairement une position lors d’un ravitaillement pour repartir avec un « intercalé » entre lui et son copain du jour. La raison ? Se retrouver l’un derrière l’autre pour les restart en double file. Pire on a même vu que la technique du « je casse ton couple » était apparue. C’est quoi me direz-vous ? Et bien c’est la technique visant pour un duo à s’intercaler entre les deux compères formant un autre duo « dangereux » et ainsi leur faire perdre le draft, ne fut-ce que 5 secondes. Mais 5 secondes et hop vous passez de top10 à fin de top30 !! Le superdraft est tellement poussé à son paroxysme que le simple fait de perdre le contact 2 secondes entre deux voitures fait irrémédiablement perdre tant de vitesse au duo concerné que ce dernier perd un grand nombre de positions suite à la perte de kilomètre par heure.

A ce petit jeu certains sont plus fort que d’autres, moins brouillon, plus efficace car plus complémentaire. Moins d’égo ? Possible car les discrets du peloton de tous les jours Jeff Burton et Clint Bowyer ont fait une réelle démonstration tout au long de la course de leur maîtrise du sujet. Un réel plaisir pour les yeux. Si efficace qu’ils ont suffisamment pris d’avance dans les deux derniers tours pour se permettent de se « séparer » dans le dernier kilomètre pour jouer chacun leur carte personnelle. Bowyer l’emportant d’un souffle face à Burton mais avec des « années lumières » d’avance (1,5 sec. Cela peut paraître dérisoire mais sur SS c’est un gouffre !!) sur le reste du peloton emmené par Blaney et Keselowski (autre duo très efficace) et tous les autres terminant dans un mouchoir de poche replié en 4 bien serré !

Au championnat cela se décante sérieusement avec l’élimination de Jimmie Johnson qui va rejoindre ses teammates Jeff Gordon et Dale Earnhardt, Jr. avec les autres largués du Chase.

Kyle Busch est entre deux eaux mais semble plus sur la pente descendante qu’autre chose et pour Harvick et Stewart Martinsville qui arrive sera LA dernière chance de réduire l’écart sur Carl Edwards et ses poursuivants immédiats Kenseth et Keselowski. Car Si il y a bien une piste ou le métronome canard de la RFR est bien peu à son aise c’est bien sur le trombone de Virginie. Idem pour Kenseth. Keselowski on sait plus trop quoi en penser vu qu’il nous a tellement surpris depuis la mi saison que tout est possible le concernant ! Stewart et Harvick seront eux sur un terrain de jeu qu’ils affectionnent. A eux d’en prendre la mesure.

Encore un petit mot sur la triste réalité avec la mort du pilote italien de MotoGP Marco Simoncelli en Malaisie. La grande faucheuse vient de temps en temps nous rappeler pauvre mortel que c’est elle qui décide du moment et au vu des crashs très violent à Talladega (Chris Fontaine en Truck, Bobby Labonte/Kurt Busch et Regan Smith en Cup) qu’en plus des mesures de sécurité immenses disponibles aujourd’hui sur les circuits (SAFER,…), les voitures (Arceau, FOAM, Harnais,…) et sur les pilotes (Casques, Firesuit, HANS,…) il y a un paramètre que jamais on ne pourra maitrisé mais que l’homme moderne pense dans sa stupidité de grand primate qu’il est pouvoir dominer c’est la chance. Le hasard, la loterie, peu importe le synonyme employé fait que rien n’y personne ne pourra jamais obtenir le degré zéro de risque.

Un pilote qui meurt sur la piste en faisant son métier, en réalisant son rêve, sa passion c’est une superbe mort. C’est comme un acteur de théâtre mourant sur scène. C’est la plus belle des morts. Car une mort heureuse pour lui (pas pour sa famille bien évidemment). Mais l’homme n’est-il pas par nature égoïste ? Un pilote même s’il ne l’avouera plus face aux médias de nos jours pour le politiquement correct espère au fond de lui mourir sur la piste tel un gladiateur que de vieillesse, grabataire et malade dans son lit de la maison de repos.

Un exemple pour les plus jeunes qu’ils n’ont pas connu. Mike Hawthorn, le premier britannique champion du monde de F1 qui dans l’esprit de certains c’est « donné la chance de mourir au volant » sur une route près de chez lui après avoir fait mumuse au volant de sa Jaguar avec son ami Rob Walker. Au début on a dit qu’il avait à tout prix voulu rouler devant Walker car ce dernier roulait en Mercedes et que Hawthorn en bon sujet de sa Majesté ne supportait pas voir du matériel allemand devant lui. Après les confidences de son médecin qui rompit le secret médical pour soulager la tristesse de sa mère il fut plus évident que Mike voulait vivre et mourir de sa passion (il avait eu tant d’amis mort en course) car atteint d’un cancer en phase terminale et totalement incurable en 1959 dont il n’avait jamais osé parler à sa plus proche famille. Jeune retraité volontaire du sport auto qui ne l’amusait plus pour ses à-côtés (danger et politique, déjà à l’époque…) il se morfondait chez lui et n’avait plus comme unique passion de rouler le plus vite possible sur les routes de campagnes près de chez lui.

Etre maître de son destin et faire un pied de nez à la chance ou au hasard. C’est ça être le maître du monde, de son monde.

Sur ce à la semaine prochaine !

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