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05/10/2011 : L'édito de nascar_vd (05/10/2011)
de nascar_vd

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Edito du jeudi 05/10/2011.

Ados vers les sommets

Ce titre en forme de jeu de mot pour mon 31ème édito de l’année 2011. Et oui déjà !

A Dover pour la Sprint qui avec les retournements de situation durant cette troisième course du Chase nous offre un classement général pour le moins resserré. Seul Denny Hamlin semble avoir définitivement lâché prise malgré une « excellente » 18ème place sur le Monster Mile. Monstrueux fut le dernier restart de Kurt Busch en prenant directement un bel avantage sur le dominateur du jour Jimmie Johnson qui a clairement fait comprendre que le 6ème titre, il le voulait. Et quand JJ veut quelque chose, il l’obtient généralement en enfant pourri gâté qu’il est au sein de la Hendrick Motorsports. Son compagnon de bac à sable, j’allais dire « d’infortune » Chad Knaus, tant 2011 fut difficile pour le duo terrible de la NSCS comparé aux saisons précédentes, voulant lui aussi son 6ème titre. Et plus encore que JJ, quand CK veut quelque chose il fait sa sale gueule (oui plus que d’habitude !) et l’obtient généralement. Il n’y a que Rick Hendrick qu’il n’a pas encore fait virer de sa propre écurie…

Une course pas mal à Dover où soit on s’amuse beaucoup soit on se fait chier beaucoup. Il y a mieux mais il y a eu tellement pire en 2011 que finalement la course fut agréable à suivre. Tony Stewart n’y a pas réussit la passe de trois, encore heureux. Moins heureux est le choix de Clint Bowyer d’aller chez Michael Waltrip Racing en 2012 car cette écurie est à la ramasse totale cette année. Truex Jr. qui aime cette piste (il y a remporté sa seule victoire) étant largué et David Reutimann avec sa 13ème place faisant une de ses meilleures courses de l’année. Bowyer préssenti un moment pour aller chez Richard Petty Motorsports aurait mieux fait de s’arranger pour aller dans cette écurie qui a le bon momentum avec les deux pilotes une fois encore dans le top10. Ecurie qui a aussi gagné cette année et qui semble être course après course en mesure de scorer n’importe où. Le top10 de l’australien Ambrose à Bristol récemment le démontre. Alors que Michael Waltrip va avec sa voix nasillarde au possible, limite insupportable au bout de 15 secondes, rejoindre à la TV son grand frère, l’excentrique Darrell, aux commentaires sur la Fox. Pas la meilleure façon de gérer une écurie qui est déjà à la peine… Un contrat juteux à n’en pas douter…

La course de Nationwide fut elle, une nouvelle fois, une daube terrible. Un record de 12 start & park soit 28% du peloton en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire avait rejoint les garages. La palme d’or revenant à Curtis Key qui a fait faire du S&P à ses 4 voitures. $48,470 remporté au total pour 36 tours parcourus par ses 4 pilotes. Soit $1346, 38 le tour. Alors que le malheureux Carl Edwards (donc Jack Roush, son propriétaire) doit se contenter avec une domination sans partage de $49,775 pour 200 tours soit $248,875 par tour. Donc le S&P rapporte 5,4 fois plus par tour pour une écurie faisant à temps plein du S&P que pour une écurie lançant vers la victoire ses voitures. La Roush Fenway qui avait aussi deux autres voitures terminant 5ème et 6ème que je ne prends pas en compte dans mon calcul volontairement. Je n’ai tenu compte que d’une voiture pour RFR car elle a utilisé sur l’ensemble du week-end plus d’essence et de pneus que les 4 de Key Motorsports. Chez Key Motorsports chaque voiture à utiliser un seul et unique train de pneus pour essai libre, qualif et « course ». Edwards avait utilisé deux trains de pneus lors de la séance libre. Un train supplémentaire lors de la qualif et trois de plus lors de la course !!!

Bon j’arrête. Je suis trop dégoûté par l’ampleur que le phénomène du S&P est en train de prendre. Il y en a toujours eu depuis 1949 en NASCAR mais c’était de façon épisodique que certains pilotes décidaient de faire un S&P. Une voiture abîmée lors des essais libres et on n’insistait pas en course. Un moteur ratatouillant et on prenait la prime en vue de faire sa révision. Beaucoup de pilotes indépendants venaient aussi sur les circuits sans argent et s’ils ne dénichaient pas un sponsor local sur place pour le jour de la course faisaient du S&P par obligation sinon ils n’avaient plus assez d’argent pour rentrer chez eux. Ces pilotes étaient pilote/propriétaire et n’avaient que leur propre voiture.

Ce qui me dégoûte aujourd’hui c’est que la S&P est devenu une industrie à part entière. Une vision de la course et que certaines écuries n’hésitent pas à en faire le mode de fonctionnement course après course, leur marque de fabrique. Des écuries qui engage entre 3 et 4 voitures par course dans l’unique optique que de faire du S&P abuse du système. Une petite écurie faisant du S&P avec une voiture pour financer son autre voiture en vue de faire la course en entier avec cette dernière à mon aval, ma bénédiction. Les temps sont durs, les sponsors plus difficiles à trouver si on n’est pas la JGR ou la RFR. Ok mais quand on vient faire du S&P que pour faire du S&P en multipliant ses voitures à la limite du règlement (4 par écurie maximum) on devient pathétique. Si la NASCAR autorisait les écuries à 10 voitures sur que Curtis Key en engagerait 10. En plus ces écuries profitent du nombre restreint d’engagés « de valeur » (les vrais qui font la course) pour prendre les places vacantes sur la grille de départ sans trop de difficulté. Ne devant même le plus souvent pas forcé du tout pour se qualifier car ils sont qualifié d’office vu qu’il y a rarement plus de 43 engagés en NNS cette année.

Ados vers les sommets comme je le disais en titre d’édito à propos des jeunes boutonneux de la K&N Pro Series East qui à Dover disputaient la finale de leur championnat en 2011. Brett Moffitt semblait bien parti pour décrocher la victoire et le titre qui va avec mais à 3 tours de la fin alors qu’il était en tête son pneu avant droit crevait et il tapait avec violence le mur du virage n°2. Abandon pour le pilote de MWR et du coup Max Gresham son alter ego de la JGR en coupant la ligne en 3ème position décrochait la couronne de champion à 18 ans. Nouveau titre pour la JGR après celui de Joey Logano en 2007. Gresham avec en 12 courses 2 victoires, 4 poles, 9 top5 et 11 top10 et surtout 12 arrivées dans le tour du leader a connu son seul mauvais résultat lors de la course inaugurale de la saison à Greenville avec une « misérable » 21ème place. Depuis il a enchaîné avec les positions suivantes : 3, 4, 2, 4, 1, 3, 1, 7, 5, 7 et 3. Excusé du peu ! Alex Bowman remportant le titre de ROTY en terminant de plus 6ème au général et ce devant d’autres rookies au nom plus « prestigieux » comme les rejetons de stars passées de la NASCAR Elliott (Chase, fils de Bill) et LaJoie (Corey, fils de Randy).

Notons la belle performance du vétéran (50 ans) Dale Quarterley qui termine deuxième à Dover après être parti du fond de grille suite au changement de son moteur. Pilote propriétaire 1/4ley (c’est son surnom) avait cassé son moteur lors de la première séance libre. Il passé alors un deal avec Ray Anton pour prendre le moteur de réserve de son fiston Jeff. Montage terminé de justesse pour la qualif. Quarterley sans le moindre tour pour voir si la mécanique était ok réussit le 24ème chrono, suffisant pour décrocher une place sur la grille (il y a eu 3 DNQs). Parti bon dernier finalement puisque le règlement est le règlement ! Il ne mettra que 68 tours pour prendre le commandement de l’épreuve. Lui le vétéran roulant à temps partiel parvient à tirer son épingle du jeu grâce à son expérience face à des jeunes pilotes qui pour les 3/4 pourraient être ses fils.

Bon on clôture avec un petit mot sur la Camping World Truck Series qui roulait esseulée sur la Kentucky Speedway. Pas de Cuppers en vue et hop une course plus chouette à regarder que celle de Loudon la semaine dernière ! Ron Hornaday Jr. a certes du laissé son #33 pour rouler dans le #2 chez KHI dans l’optique de favoriser le #2 mieux placé dans la course au titre chez les propriétaies, cela ne l’a nullement perturbé et il a même produit une performance de premier choix en l’emportant devant le leader du championnat Austin Dillon. Course disputée avec des accidents, beaucoup de changement de leaders, des surprises dans le classement, bref même si le Kentucky n’est pas une superbe piste (la course de Sprint en est un bel exemple), il suffit d’y mettre les bons ingrédients et hop la mayonnaise prend et on se délecte du spectacle.

Direction maintenant le Kansas ce week-end pour la NNS et la NSCS et là je crains le pire en NNS, cela va être soporifique à mort et en Sprint une nouvelle course à la conso à prévoir…

Sur ce à la semaine prochaine !

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