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28/02/2011 : L'édito de nascar_vd du 28/02/2011
de nascar_vd

Retrouvez l'édito de nascar_vd chaque mercredi sur SW !

                  

Edito du mercredi 02/03/2011. Heu non du lundi 28/02/2011 !

A 43 c’est mieux ?

C’est la question que je me pose suite à la course de Phoenix en Nationwide ce week-end qui ne faisait état que de 40 pilotes engagés pour 43 places disponibles.

Une grille incomplète en Nationwide ? Ben oui après la Camping World Truck Series qui avait parfois du mal à afficher complet sur ses grilles de départs surtout en 2008 et 2009. Las Vegas en 2008 ne comptant que 31 trucks en piste pour 36 places sur la grille. L’existence même de la série fut remise en question mais une bonne année 2010 lui a redonné gloire et beauté et 2011 s’annonce comme un grand cru avec un très grand nombre de nouveaux pilotes et écuries.

Mais pourquoi la Nationwide connaît-elle une telle difficulté en ce début 2011 ? Les raisons sont multiples. Tout d’abord la domination des pilotes de la Sprint qui depuis 2006 ont remporté tous les titres ainsi que les grosses écuries de la Sprint qui ont leur propres structures dans la disciplines et avec de tels moyens techniques et financiers rendent la vie de plus en plus dur aux pauvres petites structures propre à ce championnat souvent mono voiture contre les armadas Gibbs Racing, Roush-Fenway Racing,… Et les KHI ou Jr Motorsports ne sont en fait que des structures « satellites » car utilisant des châssis et moteur fabriqués dans les écuries de pointes (Childress ou Hendrick) dans lesquelles officient leurs propriétaires en tant que pilotes !

La raison suivante c’est le marketing et les médias qui en sont les principaux acteurs. Les sponsors ne veulent sponsoriser que des stars reconnues de la Sprint histoire d’avoir un bon retour sur investissement et non pas de futures stars en devenir issues des catégories inférieures et pour lesquelles c’est toujours le point d’interrogation quant à leur réel potentiel au plus haut niveau... Les médias ensuite avec ceux de la TV en tête qui veulent des stars pour faire un maximum d’audience et ainsi casé des pubs en veux-tu en voilà toutes les 5 minutes. Oui mais pas de pubs sans sponsors et pas de sponsors sans stars. Un véritable cercle vicieux…

Ensuite la politique de la NASCAR qui veut voir des stars dans le peloton pour ainsi satisfaire les promoteurs de circuits qui ainsi veulent tous avoir une ou deux dates dans le calendrier. Car qui dit stars dit spectateurs payant et qui dit spectateurs payant dit promoteurs heureux et si promoteurs heureux il y a, la NASCAR est heureuse aussi car elle peut ainsi demander plus de sous sous à ces promoteurs pour intégrer leurs courses au calendrier. Vous me suivez ?

Mais en même temps la NASCAR sait quelle tue le poussin dans l’œuf avec cette politique. La Nationwide est à la base une division 2, pas une division 1 bis. Elle servait à recycler le matériel usagé de la Cup et permettre aux vétérans voulant terminer tranquillement leur carrière et aux jeunes talents de débuter en se mesurant contre des pilotes d’expérience. Oui cela marchait avant depuis 1950 mais en 1982 le championnat acquiert une nouvelle dimension avec l’arrivée d’un sponsor titre. Et le bordel débuta dans cette ère moderne de la Nationwide. Dès la première course les stars de la Cup débarquent et c’est Dale Earnhardt qui l’emporte ! Bon au début faut bien dire que les Cuppers ne venaient que de façon épisodique et puis le matériel était similaire aux résidents permanent de la discipline. Bref les forces étaient équilibrées. Mais les années 2000 vont changer la donne. Tout d’abord les châssis sont fort proche mais les pneus sont identiques donc vu la réduction des essais privés voulues par la NASCAR, les teams de pointes de la Cup décidèrent d’augmenter leur présence en Nationwide histoire de récupérer plus de datas à faible frais qui seraient utiles pour la Cup. De plus la NASCAR ayant de plus en plus l’habitude de faire courir le même week-end sur la même piste la Sprint et la Nationwide, cela semblait couler de source. L’arrivée de la COT en Sprint ? Aucun effet, car l’engrenage marketing avait déjà pris le relais de l’intérêt purement technique.

Et maintenant les « vrais » teams de Nationwide sont sans le sous ou presque car n’intéressant pas les sponsors, du moins les gros sponsors. Car si avant les Cuppers roulaient pour les petits teams lors de leurs piges il n’en est plus rien aujourd’hui on le sait. Du coup nouvelle voiture voulue par la NASCAR = coût supplémentaire pour courir à temps plein. Coût trop élevé pour les Nationwiders.... Donc il n’y a pas assez de voitures de la nouvelle génération en ce moment prêtent à courir. En revanche les anciens châssis seront recyclés en K&N Pro Series West & East et là on va voir plus de concurrents. C’est ainsi que maintenant la Truck peut se prévaloir d’une meilleure santé. Le règlement technique étant resté stable, les écuries de pointes revendent leur châssis vieux d’une saison ou deux aux teams « privés ». Donc il y a plus de trucks en circulation. Cela profite à tout le monde ! Les gros gagnent du pognon en les vendant et les petits peuvent en acquérir à bon prix car c’est toujours moins cher d’acheter d’occasion que de fabriquer soit même ! Résultat ? La quantité d’engagements en NWCTS pour les courses est en plein « Baby Boum » !

Le problème cette année en Nationwide est bien celui-là. Le reste on connaît et la NASCAR ne sait plus quoi faire pour tenter d’enrailler le phénomène des Cuppers bankables tout en les gardant quand même pour les raisons indiquées plus haut. En fait c’est comme la cigarette. C’est une drogue, c’est mauvais mais ce n’est pas interdit pour autant car c’est tellement surtaxé par les états que sans ça ils seraient tous sous plan d’austérité comme nos amis grecques qui au passage l’ont eu bien profond dans le cul. Comme quoi cette légende,… LOL

Donc le problème existant c’est vu greffer d’un nouveau, la nouvelle voiture. Et bien il faudra sans doute attendre 2012 pour revoir de grosses entry list quand les teams de pointes revendront leurs voitures « usagées » pour permettre aux petits de rouler à bon prix. Et voilà donc un retour à la case départ mais personne ne touchera les 4000 francs.

Mais pourquoi au fait se focaliser sur des grilles de départs à 43 en Sprint et Nationwide et 36 en Camping World Truck ?  Le phénomène est récent dans l’histoire de la NASCAR et je prendrai pour exemple le cas de la division reine, la Sprint Cup. En fait les 43 au départ cela date de 1998. Jusqu’en 1997 les pistes ayant moins de stands disponibles accueillaient 32, 36, 40 ou 42 voitures comme Dover par exemple qui jusqu’en 2009 faisait partager un pit box par deux teams en course faute de place ! Il y avait aussi des courses à 44 jusqu’en 1997 quand la Sprint et la West faisait des courses communes comme à Sonoma par exemple. Une place provisionnelle était mise à disposition, la 44ème pour un pilote de la West ou aussi pour un repêché, une star en somme, par les promoteurs, qui aurait eu des soucis durant la qualification.

Cela n’a donc rien à voir avec la légende voulant que 43 fut choisi car c’était le numéro du King Richard Petty. Non en fait c’était le nombre de stand disponible à Martinsville et à Bristol après reconfiguration des pistes. En effet Martinsville a servi de référence car la pitlane commence en entrée de virage 3 et se termine en sortie de virage 2. Bref il n’y a plus de place du tout pour un pit box supplémentaire ! Cela dit la 43ème place fut attribuée en 1992 à un ancien champion non qualifié selon le règlement de l’époque, y compris les autres places provisionnelles. Et le seul éligible cette année-là était bien sur le King lui-même qui faisait sa tournée d’adieux. Histoire de s’assurer de sa présence sur l’ensemble des courses de la saison.

Mais par le passé les grilles de départs et leur nombre de places disponibles furent souvent très variables dans leur attribution. Ainsi cela dépendait de la place disponible dans la pitlane (Daytona par exemple limita très vite à 62 les places car il y avait 62 pit box pour les courses qu’elles soient d’endurance ou de NASCAR). Mais cela dépendait aussi de la volonté des sponsors ou des promoteurs. Sur l’Ontario Motor Speedway une fois on acceptait 40 voitures, la fois d’après 51 puis à nouveau 40,… Bref il n’y avait pas de standardisation.  Il fut même un temps inscrit dans le règlement que sur short track c’était maximum 32 et maximum 50 sur superspeedway. Mais cela était peu respecté. Et puis il y avait aussi le prestige. Ainsi parfois on a vu 12 voitures en piste sur une petite piste dont la course était faiblement dotée comme à Hickory en 1953 (record de la plus faible grille mais ce ne fut pas la seule dans l’histoire comme à Oklahoma City en 1956, Nashville en 1959, Richmond en 1961, Savannah par deux fois  en 1964) et à côté de cela les courses avec de gros gains attiraient un grand nombre comme lors du record d’engagés en 1972 sur l’Ontario Motor Speedway avec 113 pilotes tentant leur chance en qualif pour 51 places ! Soit 62 non qualifiés !!! Faut dire qu’à l’épqoue cette course était plus dotée que les Daytona 500 ! Mais n’oublions les Southern 500 de Darlington en 1951 qui détient le record avec 82 voitures en course. Mais c’était la même chose sur le routier de Riverside par exemple qui combinait Cup et West. Une autre raison de la faible participation à certaines courses est due aussi que dans les années 50 et 60 il y avait parfois deux courses le même jour à deux endroits différents ! Fallait bien faire un choix pour les pilotes qui ne possédaient visiblement pas le don d’ubiquité !

La dernière grosse affluence fut la course inaugurale à Indianapolis en 1994 avec 89 engagements pour 43 places sur la grille.

Mais notons que les courses citées à Indy ou sur l’Ontario ou encore Riverside attiraient beaucoup de pilotes car elles étaient des courses combinées entre la Cup et la West. Donc forcément cela peut expliquer cela et pas seulement le prestige et les gains proposés aux pilotes. Et puis c’était aussi vachement moins cher de rouler à l’époque qu’aujourd’hui. Il n’était pas rare de voir un pilote amateur rouler avec une voiture à la limite d’âge réglementaire. Il venait pour le plaisir, sans sponsor souvent. Pensez-vous encore voir cela aujourd’hui ?

 

Tout cela pour dire que personnellement je préfère voir une grille à 35 bonnes voitures que d’en voir 43 dont une dizaine n’ont pas le niveau ou pire feront du start & park faute de pognon (et hop voir ci-dessus !). Quoique même à 40 à Phoenix en Nationwide il y eu 5 start & park !!

La NASCAR veut 43 voitures en Sprint, pour les autres séries c’est moins grave visiblement pour elle. Ok mais si c’est pour revoir les field fillers comme en 2003 ou 2004 non merci. Car là la NASCAR n’hésitait pas à se prostituer pour attirer des teams sans le niveau nécessaire pour rouler en course, parfois même sans les mécanos pour les ravitaillements. La NASCAR était contente  car il y avait 43 voitures comme annoncé auprès des médias ayant achetés les droits TV et les field fillers eux en avaient pour leur argent, gagnant plus que ce qu’ils dépensaient pour « participer ». Mais on criait au scandale quand un field filler était impliqué dans un accident avec une star comme à Darlington en 2004 avec Andy Hillenburg et Jeff Gordon. Pire ces field fillers furent presque chassé comme des pestiférés dès que la crise économique fit place à la croissance donc au retour des sponsors. D’ailleurs les courageux qui persistent sont maintenant appelés les underdogs (voir lexique) c’est tout dire… La charité chrétienne a ses limites hein ? ne fait pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fassent. Ok alors inventons le Top35 histoire de garder les stars et de s’assurer qu’un maximum d’underdogs resteront sur le carreau…

 

Cette fameuse  règle du top35 contribue aussi de nos jours à limiter le nombre des engagés car elle restreint trop durement l’accès à la grille de départ même pour des pilotes méritants en laissant parfois des start & park ayant le bon classement faire une brève apparition en course mais comme elles sont qualifiées d’office marquent des points et donc s’ancrent de plus en plus dans le top35 au détriment des autres… Bref là aussi le cercle vicieux.

 

Je reviendrai prochainement sur la règle du « top35 »  et les provisionnelles avec comparaison des anciens systèmes d’attributions de celles-ci alors patience !

Cela dit même si on critique on suit encore la NASCAR, car c’est bien connu peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse !

Et puis quand Jeff Gordon gagne on oublie tout le reste !!

Sur ce à la semaine prochaine !  Heu non à Mercredi !

 

PS : un sujet historique sera très bientôt disponible sur la fameuse course de 1972 en Ontario avec ses 113 pilotes.

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