07/12/2011 : Ze Show !! n°35 est disponible !!      05/11/2011 : ChallengeVD: Winter quiz 2011-2012      06/10/2011 : Ze Show 111 en ligne !      28/09/2011 : Ze Show !! n°110 en ligne !!      23/09/2011 : Ze Show !! n°109 disponible !!!     




NASCAR NATIONWIDE SERIES

ee

Note : La Nationwide Series actuelle (ex Busch Series) est la descendante directe de la catégorie Late Model Sportsman crée en 1950 et qui perdura jusqu’en 1981. Toutefois l’histoire et les statistiques font une grande distinction entre ces deux « époques ». C’est pour ces raisons qu’ici ne sera traité que la période « Nationwide Series » et ce de façon condensée. C'est-à-dire de 1982 à nos jours.

 

Sommaire :

1) Historique (introduction)

2) 2) 1950-1967 : NASCAR Sportman :

3) 1968-1981 : NASCAR Late Model Sportman :

4) 1982-1983 : NASCAR Budweiser Late Model Sportsman :

5) 1984-1985 : NASCAR Busch Late Model Sportsman :

6) 1986-2001 : NASCAR Busch Grand National Series :

7) 2002-2007 : NASCAR Busch Series :

8) 2008-…. : NASCAR Nationwide Series

9) Technique

 

1) Historique :

La NASCAR dirigée par Bill France Jr soucieux de permettre à un plus grand nombre de pilotes de courir aux plus hauts niveaux décide de remanier totalement la division 2 de sa fédération en basant le règlement sur un concept plus simple reprenant les grandes lignes de la NASCAR de la fin des années 60. Pourquoi ? Car la NASCAR Sportsman Series crée en 1950 changea radicalement d’orientation au terme de la saison 1967. En effet pour 1968, elle fut divisée en deux sous catégories, la NASCAR Late Model Sportsman jusqu’en 1981 (qui deviendra la Nationwide actuelle) et la Modified Division = division 3 de 1973 à 1981 (qui s’orientera vers une régionalisation totale au terme de cette année là). Les pilotes ainsi que le matériel souffraient de la comparaison avec la florissante division 1 : la Winston Cup. Cette division 2 ressembla vite à une piteuse catégorie régionale… Dans un souci de la mettre en valeur au plan national (même si elle resta longtemps cantonnée aux états du Sud et du Sud-Est). Bill France Jr prospecta auprès de sponsors en vue de créer un partenariat à l’image de Winston et la division 1. Après peu de recherche, c’est la firme Budweiser (marque de bière du groupe Anheuser-Busch) qui proposa ses services à condition que la série porte son nom. Les dirigeants de Budweiser voulaient également que le plateau présenté ait belle allure tout en gardant à l’esprit que cela resterait la division 2.

Voilà donc comment est né la Budweiser Late Model Sportsman. Le règlement technique de l’époque imposait des moteurs V6, souvent d’origine Buick, sur des châssis tubulaires à l’image de la Cup mais dont la taille plus petite les différenciait extérieurement. Le système de points adopté fut celui de la Winston. Pour de plus amples informations techniques, je vous renvois à la section « technique/Busch » du site.

2) 1950-1967 : NASCAR Sportman :

Cette division reprend lors de sa création en 1950 le principe des « modified » c'est-à-dire des voitures construites avant 1940 et largement modifiée pour en faire de vraies voitures de courses.  C’est aussi un championnat utilisant exclusivement des short track et le plus souvent en dirt (terre). Mike Klapak va s’adjuger les 3 premiers titres de champion. Ralph Earnhardt décrochera le titre en 1956, son seul dans la discipline et pourtant il restera à jamais une icône voir même la figure emblématique de cette division 2. Ned Jarrett va lui empocher la timbale en 1957 et 1958 et il reste à ce jour le seul pilote (pré 1982) à avoir été sacré par la suite dans la division 1 (actuelle Sprint Cup). 1957 marque aussi le passage dans le règlement à l’utilisation exclusive de voiture construite après 1950. La cohabitation autorisée entre les « vieilles » (pré 1940) et « nouvelles » (post 1948) instaurée de 1951 à 1956 arrivant à son terme. Les officiels ne parvenant plus à aménager le règlement pour garantir entre les deux types de voitures des performances sur la piste plus ou moins identiques.

 ee

Ralph Earnhardt en 1956.

Rene Charland va réussir l’exploit d’être titré quatre fois consécutivement entre 1962 et 1965. 1965 est d’ailleurs une année charnière puisque sur de nombreuses courses la NASCAR fait concourir ensemble les Sportman avec le Modified Tour (une série regroupant plusieurs championnats régionaux utilisant le même règlement technique et qui dès 1968 s’uniront pour former la Modified Division (division 3 nationales).  Pete Hamilton qui fera une belle carrière en Sprint au volant de la fameuse Plymouth Superbird #40 de la Petty Enterprises entre 1969 et 1970 obtient le dernier titre  de la première ère de cette division en 1967.

 rr

LeeRoy Yarborugh en 1963 sur sa Mercury préparée par Bil Cramer.

3) 1968-1981 : NASCAR Late Model Sportman :

Comme indiqué dans l’introduction ci-dessus 1968 marque une nouvelle ère dans le paysage de la NASCAR. Pour redonner un souffle nouveau à la division 2. C’est Joe Thurman qui remporte le 1er titre de la nouvelle nommée. Red Farmer (1969 à 1971) puis Jack Ingram (1972 à 1974) vont le suivre mais en triplant la mise. En 1980 Morgan Shepherd remporte le titre lui qui va devenir un pilier de la NASCAR (toutes séries confondues) en concourrant encore à temps plein en Nationwide en 2012 à 70 ans !

 rr

Dale Earnhardt repris le numéro de son père Ralph lorsqu’il roulait en Sportman au milieu des années 70.

Le championnat est un véritable marathon puisque comptant en moyenne une cinquantaine de course par saison.

En 1981 Tommy Ellis devient le dernier champion de la 2ème ère. La NASCAR décidant pour l’année suivante de changer radicalement son fusil d’épaule en remaniant l’esprit de cette division. Terminé les vieilles voitures, les pilotes régionaux et les vieux « croulants ». Avec l’arrivée de Budweiser comme sponsor titre et en revoyant une partie de règlement technique les officiels espèrent faire de la future série un vivier de jeunes talents et permettre à la fois aux pilotes, ingénieurs, mécaniciens de faire leurs classes en vue d’accéder à la Sprint Cup.

rr 

Bob Pressley et sa Pontiac Ventura écuma les pistes dès le début des années 70 et

continuera jusqu’aux années 80. (Photo de 1980)

Mais que retenir vraiment de cette période et plus particulièrement de la période 1972-1976 ? Et bien l’arrivée de Winston dans le paysage de la NASCAR dans la division 1 a permis une augmentation des gains de courses. Du coup les pilotes de la Cup ont commencé à rouler en masse en Late Model Sportman surtout sur les pistes prestigieuses comme Daytona ou Charlotte. Le phénomène est similaire aux « Buschwackers » que la discipline va connaître dès 1982.

4) 1982-1983 : NASCAR Budweiser Late Model Sportsman :

1982, le coup d’envois est donné dans la douleur car les primes offertes sont faibles et les sponsors ne se bousculent pas pour aider les teams. Jack Ingram devient le premier champion et c’est un peu tout ce qu’il y a à retenir de cette première saison. Le championnat comporta 29 courses dont 6 à Hickory Park et 3 à Martinsville !! Autrement dit cela restait très Sud-Est des USA. Que retenir d’autre ? Un fait historique qui va mine de rien aider au développement de la série, c’est tout simplement la victoire de Dale Earnhardt Sr à Daytona pour l’épreuve inaugurale le 13 février. Mike Porter ayant fait la première pole position. Bob Park restera le premier à avoir abandonné (2ème tour sur casse moteur) de l’histoire. Jack Ingram est déclaré champion lors de l’ultime épreuve. Il gagnera 7 victoires, 23 top 5 et 24 top 10 et $122,100 !! Le deuxième Sam Ard gagnant lui seulement $47,020. Et c’est là que le bas blesse car c’est trop peu et les concurrents se font rares sur les pistes dont les primes sont faibles. Notons que Diane Teel sera la première femme à concourir dans la division lorsqu’elle prend le départ de la course de Martinsville le 28 mars.

Pour 1983, la série ne grandit pas vraiment hormis le nombre de courses qui passe à 35. Sam Ard devient le second champion avec 10 victoires, 23 top 5 et surtout 30 top 10 et à peine $140,660… Encore trop peu. Notons qu’il détient toujours le record de victoire consécutive avec quatre.

rr 

Darrell Waltrip, une des stars de la Winston finira 2ème de cette course

sur le Indianapolis Raceway Park en 1983.

5) 1984-1985 : NASCAR Busch Late Model Sportsman :

Changement de nom, changement de statut. Et oui pour 1984, la série change de dénomination et devient Busch Late Model Sportsman. Cela implique un remaniement du matériel et l’arrivée de primes plus conséquentes favorisant l’expansion de la série. Diminution du nombre de courses qui revient à 29 et Sam Ard met à profit son expérience pour accrocher un second titre consécutif car même si Jack Ingram son dauphin enregistre le même nombre de victoires que lui (8), c’est au nombre de top 5 (24) et de top 10 (26) que Ard fait la différence. Sa constance fait de lui un redoutable compétiteur qui pourtant ne connaîtra jamais le succès en Winston Cup. Pourquoi ? Car Ard ne fit qu’une course dans la première division mais il préférait la mentalité plus « amateur » de la Busch et surtout celle-ci ne s’éloignait pas trop de chez lui !

 rr

Tommy Houston en 1988.

Ici est remis en question le rôle de la Busch. Doit-elle être un championnat à part entière ou au contraire servir de tremplin à la Winston ? Cette deuxième solution est celle souhaitée par ses dirigeants. Ce n’est que bien plus tard (1991) que débutera le réel échange entre les deux séries à quelques rares exceptions près.

Toujours en 1984, Bobby Allison devient le premier à faire un sweep le même week-end en remportant à Charlotte la course de Busch le 26 mai et le lendemain la course de Winston Cup. Sam Ard en étant titré devient le premier pilote de l’ère moderne doublement titré.

La saison 1985 débutera à Daytona par une image qui va définitivement faire du bien à la série. Mais quoi ? Les Stars de la Winston Cup commencent à prendre l’habitude de rouler en Busch lors des évènements importants. C’est donc Geoffrey Bodine qui gagne la manche d’ouverture devant Dale Earnhardt, Jimmy Hensley et Darrell Waltrip, tous pensionnaires de la Winston. Avec les stars, le public va commencer à s’intéresser de plus en plus à ce championnat qui va enfin commencer son exode hors des états du Sud-Est. Notons qu’à cette époque personne ne trouvait cela injuste que les stars de la Cup viennent gagner sur le terrain des habitués de la Busch. Aujourd’hui les dents grincent… Jack Ingram rejoint Ard sur les tablettes en obtenant son 2me titre de champion.

 rr

Mark Martin gagne ici à Dover en 1987 sa 1ère victoire en Busch et pas la

dernière.

6) 1986-2001 : NASCAR Busch Grand National Series :

rr 

Changement de nom encore car c’est officiel maintenant mais la Busch est un championnat réellement national. Le règlement technique change avec l’apparition de nouvelles voitures de gabarit plus petit. Pour la première fois, les modèles utilisés pourront être semblables aux modèles vendus dans l’année. Le côté « amateur » qui avait fait plaisir à Sam Ard disparaît totalement au profit de structure n’ayant pas à rougir face aux teams de la Winston Cup. Les gros sponsors se bousculent pour voir leurs couleurs sur les meilleures voitures.

Larry Pearson gagne le championnat avec une seule victoire car la bataille fut rude entre lui et Bret Bodine puisque seulement 7 points les sépareront à la fin de l’année ! Le plus petit écart de l’histoire. Oui c’est vrai que Dale Earnhardt, Morgan Shepherd ou encore Darrell Waltrip trustent les victoires mais si on ne tient pas compte d’eux, le championnat restera l’un des plus beaux de l’histoire et surtout le plus serré. 1986 marque aussi l’apparition de la première course routière, le 6 juillet, à Road Atlanta et qui sera remportée par Darrell Waltrip.

Maintenant que le championnat est reconnu de tous et qu’il fonctionne à merveille. Les dirigeants vont s’atteler à un autre problème, le faire ressembler plus à la division 1. Pour cela ils vont mettre à profit les années 1987 et 1988 pour changer le règlement technique avec une conscience très professionnelle des réalités économiques. La majorité des teams qui peuplent la série ne sont pas tous riches et il faut faire une transition douce.

C’est donc en 1989 que la Busch prend vraiment l’apparence de sa grande sœur. Les voitures utilisées hormis quelques détails techniques (la taille, le moteur,…) ressemblent à s’y méprendre à des voitures de la Cup et ça le public apprécie d’autant plus. D’ailleurs le but de ces changements est de permettre aux écuries de la Busch de racheter du matériel usagé de la Cup et de le recycler moyennant quelques ajustements dans leur championnat. C’est pourquoi il fut décidé que les voitures de la Busch seraient toujours des modèles (point de vue carrosserie) ayant un an de retard par rapport à la Winston Cup. Cette année 1989 coïncide aussi avec l’apparition du titre de rookie of the year que Kenny Wallace remportera.

rr 

Shawna Robinson (#46) ici avec son coéquipier Joe Nemechek reste à ce jour

la seule femme à avoir réussit une pole en Busch, c’était le 12 mars 1994

à Atlanta.

1991, le V8 arrive enfin en Busch et voilà donc la boucle bouclée. Evidement, la Busch reste et restera la deuxième division donc les moteurs seront bridés par rapport à ceux de la Cup (compression, restrictor plate,…). C’est aussi l’année du titre de Bobby Labonte qui deviendra en 2000 champion en Wisnton. C’est d’ailleurs le premier qui réussira cet exploit dont je vous parlais plus haut, un passage réussit de la Busch à la Winston. Devinez qui est le rookie de l’année… Jeff Gordon qui lui deviendra la star qui mettra à mal les anciens Good Old Boys en Winston. Gordon qui passera dès 1993 à temps plein dans la première division montre réellement que la Busch a atteint son objectif de départ : être un vivier et tremplin de jeunes talents vers la catégorie reine de la NASCAR.

En 1994, à Atlanta, le 12 mars pour être précis Shawna Robinson devient la première femme à décrocher une pole position. Elle devance son coéquipier Joe Nemechek sur la grille de départ. Ils devront hélas abandonner tous les deux ce jour-là.

rr 

Dale Earnhardt Jr en plus d’avoir dominé la saison 1998 se permit même

ce genre de petite figure histoire de prendre de la hauteur vis-à-vis de ces

adversaires.

L’écurie BACE Motorsports va écraser la concurrence pendant trois ans de 1995 à 1997 avec les titres de Johnny Benson, Jr. en 1995 puis les deux successifs de Randy LaJoie en 1996 et 1997. LaJoie étant le premier pilote titré deux fois consécutivement depuis le reformatage de la division en 1982.  Notons qu’en 1995 la série garde le même nom mais une virgule vient le couper en deux en NASCAR Busch Series, Grand National Division.

1998-1999, la folie du public envers la Busch est terrible et cela grâce à l’ascension de la future star : Dale Earnhardt Jr, fils de l’Intimidator qui lui-même est un héros en Winston. En plus Dale Jr gagne en courant pour l’écurie de son père. C’est aussi l’éclosion de Matt Kenseth. Dick Trickle en remportant la course de Darlington le 5 septembre 1998 devient le plus vieux vainqueur de l’histoire avec 56 ans 11 mois. Ce record est toujours d’actualité. Si Adam Petty est le premier représentant d’une quatrième génération de pilote issu de la même famille à prendre part à une course d’une division nationale le 17 octobre 1998, Bill Lester lui devient le premier afro américain en piste le 27 juin 1999 à Watkins Glen.

1999 est aussi très importante dans le développement médiatique de la série puisque c’est la première année où l’intégralité des courses sont retransmises en direct à la télévision grâce à NBC Sports et Turner Sports.

2000 : la saison la plus incroyable de l’histoire vu la domination stupéfiante de Jeff Green qui deviendra champion avec l’écart historique de 616 points d’avance sur son dauphin Jason Keller. Cette année est aussi marquée par le décès (ce n’est pas le premier de l’histoire mais sans doute le plus médiatique et touchant pour le public) de Adam Petty lors d’une séance d’essai libre sur le circuit de Loudon dans le New Hampshire. Débuté en 1987 lors de la création de la Busch North Series (actuelle K&N East) l’année 2000 marque la fin des courses combinées mélangeant les pilotes des deux séries lors de même épreuve. Le règlement des deux divisions étant identique (voir historique sur les K&N Pro Series East & West) à l’image de ce qui se faisait entre la Winston Cup et la Winston West..

 rr

Cette photo montre Adam Petty lors de la tragique séance d’essai libre

qui lui ôtera la vie. Merci au virage 3 et aux freins d’avoir laché…

Kevin Harvick devient champion en 2001 tout en participant également à temps plein à la Winston Cup suite au décès de Dale Earnhardt, Sr. A Daytona. Il permet à Richard Childress, patron de la RCR, de devenir le premier propriétaire ayant obtenu au moins un titre dans chacune des trois divisions nationales (Winston, Busch et Craftsman Truck).

7) 2002-2007 : NASCAR Busch Series :

rr 

Ci-dessus le logo utilisé de 2002 à 2007.

rr 

Ci-dessus le logo apposé sur les voitures en 2006 pour fêter le 25ème anniversaire de la série.

Nouveau changement de nom pour une catégorie qui se porte à merveille et même de mieux en mieux car les budgets réclamés pour courir une saison complète sont largement moindre qu’en Winston Cup (Nextel depuis 2004). Alors les rangs de la division 1 se restreignent au profit de la Busch mais pas toujours il faut bien l’avouer en termes de qualité. En Busch les voitures qui roulent 3 à 5 secondes moins vite au tour sont encore nombreuses.

 rr

Martin Truex Jr (ici à Dover) est la nouvelle étoile montante

de la Busch Series.

Greg Biffle devient champion en 2002 et est le premier à réussir l’exploit d’avoir été champion précédemment en Craftsman Truck Series.

L’année suivante, en 2003, c’est Brian Vickers qui décroche la timbale, faisant de lui le plus jeune champion de l’histoire à 20 ans d’une des trois divisions nationales. Richard Childress obtient lui le titre de champion propriétaire. C’est la première fois de l’histoire que le champion pilote n’est pas pilote de l’écurie championne.

En cette année 2004, apparaît un sentiment de nervosité entre les pilotes réguliers de la Busch et ceux de la Nextel. Pourquoi ? Car les pilotes de la Busch estiment que ceux de la Cup leur font de l’ombre donc du tort en venant faire quelques courses par-ci par-là qu’ils gagnent très souvent diminuant donc la médiatisation des pilotes Busch. Cela leur rendrait plus difficile le passage en Nextel hormis ceux recrutés par les Big teams. C’est le phénomène des « Buschwackers ». Et oui car depuis le début en 1982 mais surtout vers le milieu des années 90, la majorité des écuries de Nextel possèdent leur structure en Busch Series avec des jeunes pilotes qu’elles forment à leur guise et qui se voit offrir plus facilement leur chance dans la catégorie reine.

Enfin, il est logique de voir ce genre d’histoire alimenter la presse car au final tout le monde y trouve son compte et c’est bien là le principal.

2004 marque aussi l’apparition de la règle du Green/White/Checker dans la série (voir lexique pour l’explication).

L’avenir de la Busch Series semble radieux.

© nascar_vd 2004

 

Mise à jour du sujet :

Martin Truex Jr va par deux fois en 2004 et 2005 être sacré champion de la division pour le compte de la Dale Earnhardt Incorporated. Il passe logiquement en Nextel Cup dès la saison suivante… 2005 marque aussi le retour des courses routières dans la série (absente depuis 2001) avec Watkins Glen et… Mexico. C’est en fait les prémices de l’internationalisation de la NASCAR. Depuis quelques années le Canada et le Mexique souhaitent organiser une course de Nextel Cup. La NASCAR voudrait bien mais elle peine déjà à satisfaire les promoteurs des circuits américains en leur octroyant une ou deux dates par an.

Et depuis le phénomène des Buschwackers s’amplifie sur la piste et en dehors à cause des médias il faut bien l’avouer. En 2006 c’est une star de la Cup, Kevin Harvick, qui vient cueillir le titre de champion et ce pour une grosse écurie de la Cup, La Richard Childress Racing. Le rôle premier de la division 2 qui était de permettre l’éclosion de nouveaux talents en prend un coup. Depuis la 1ère course en 1982 qui avait vu la victoire de Dale Earnhardt à Daytona ce sont les stars de la Cup qui font la loi dès qu’ils débarquent. Mais cette fois ils débarquent non plus pour faire des piges (souvent victorieuses) mais pour des saisons en entier ! Le but étant d’obtenir encore plus d’infos pour les réglages dont surtout les pressions de pneus puisque les deux séries Nextel et Busch utilisent les mêmes pneus.

En 2007 pareil c’est Carl Edwards qui remporte le titre. Les teams de la Busch commencent à en avoir marre et il se murmure régulièrement que les dirigeants de la NASCAR cherchent une solution pour diminuer ce phénomène. On évoque l’interdiction pour les stars de la Cup de faire des saisons complètes, on évoque la possibilité qu’ils roulent sans pouvoir marquer de points,… Bref des rumeurs parfois loufoques. Pourquoi la NASCAR ne tranche pas plus ? A cause de la pression des promoteurs et des médias. Pour un circuit organisé une course de Busch avec des pilotes de la Cup présent assure une belle billetterie. De même pour les retransmissions TV. S’il y a des stars de la Cup, les publicitaires se bousculent et tout le monde peut s’enrichir. Pour reprendre l’idée d’une expression d’une célèbre marque d’alcool : « No Cup’s stars, no party » ! En 2007 on va aussi pour la 1ère fois à Montréal au Canada. Il y a donc 3 courses routières au calendrier et pour la 1ère fois une série nationale de la NASCAR visite 3 pays différents la même année et en plus les courses comptent pour le championnat.

rr 

Carl Edwards termine 4ème la course de Miami et le titre en 2007 avec 618 points d’avance soit le plus grand écart de l’histoire.

2007 marque aussi l’arrivée de Toyota dans la division 2. Et il ne faudra pas attendre longtemps (28 juillet à l’ORP) pour voir Jason Leffler remporter la 1ère victoire pour le compte du constructeur nippon.

Dès le début de l’année 2007 une rumeur circule que la firme Anheuser-Busch Companies arrêtera à la fin de la saison 2007 son sponsoring de la division 2. Directement une campagne de sensibilisation est lancée par les médias en vue d’attirer un nouveau commanditaire principal à laquelle la NASCAR reste silencieuse. Entre le mois de mai et le mois  d’août, la rumeur s’amplifie et on évoque les noms de Subway, AT&T, KFC Corp., Dunkin’ Donuts, Allstate, Mc Donald’s,… Rien d’officiel encore. Et point de Nationwide dans les noms que les médias avancent.

Le 16 septembre Jim Hunter, le vice président de la NASCAR annonce au média que la NASCAR est officiellement à la recherche d’un nouveau sponsor titre pour la Busch Series. Il ne dévoile pas la raison ni même la date d’arrêt de Busch. Il annonce par contre que la NASCAR recherche un sponsor pour du long terme.

Le 18 septembre Tony Ponturo, le vice président d’Anheuser-Busch déclare que la firme n’a pas considéré nécessaire de renouveler son sponsoring pour la division 2 au-delà de 2007. Il va même jusqu’à avouer que le sponsoring d’une voiture en Sprint Cup est largement suffisant en terme de retombées médiatiques. A ce moment là tout va aller très vite. On apprendra plus tard que les tractations ont eu lieu à l’abri des oreilles indiscrètes des médias dès la fin du mois de juin. Que c’était la volonté de Nationwide Insurance d’être discret. Une façon d’éviter la flambée du prix comme ce qui s’est passé entre Nextel, VISA et McDonald’s pour la division 1 dans le courant de l’année 2003.

C’est le 3 octobre que le nom du sponsor officiel de la série à partir de 2008 est dévoilé. Il s’agit de la compagnie d’assurance Nationwide Insurance. Il s’agit d’un contrat de 7 ans (2008-2014). Un gros contrat puisqu’il correspond à 2,7 millions de dollars par an (18,9 millions) uniquement pour le sponsoring de la série. La valeur réelle du contrat est demeurée secrète. Le chiffre de 200 millions à plusieurs fois été avancé et jamais démenti ce qui laisse supposer que c’est dans la bonne fourchette de prix. La poignée de main entre Brian France (CEO de la NASCAR) et James Lyski (chef marketing de Nationwide) restera dans les annales. Le standing de la série va augmenter d’un coup. 

Le 18 octobre le nouveau logo de la série est dévoilé au public.

 

8) 2008-…. : NASCAR Nationwide Series

L’année 2008 va marquer le retour en forme de la série, Nationwide a augmenté les primes d’arrivées. La compétition ne coûte pas trop cher si on ne vise pas la victoire. Les listes d’engagés pour les courses sont souvent de 50 pilotes et plus pour 43 places sur la grille. Seul hic la quantité ne fait pas la qualité et le phénomène des « Field fillers » (remplisseur de grille) s’accentue. En moyenne 10 voitures par courses abandonnent quelques tours à peine après le départ. Ces pilotes et écuries ne viennent que pour empocher les dollars gracieusement distribués…

 

 rr

Kyle Busch au Lowe’s Motor Speedway en mai, une de ses 10 victoires en 2008.

C’est aussi la 3ème année consécutive qui voit une star de la Sprint Cup devenir champion. C’est au tour de Clint Bowyer cette fois-ci. La place réservée au débutant se résume à peau de chagrin. Pour preuve le rookie of the year Landon Cassill n’a fait qu’une demi-saison… Son nom n’est pas « bankable » comme celui d’un Kyle Busch qui remporte 10 courses et égalise le vieux record de Sam Ard qui datait de 1983.

Toyota est enfin représentée par des top teams et cela se voit dans les résultats avec 20 victoires (dont 19 rien que pour l’écurie Joe Gibbs Racing) en 35 courses et bien évidemment le titre de champion constructeur.

On en parle depuis 2007 comme avec la Sprint mais la Nationwide utilisera dès 2010 une COT. Attention il s’agira d’un modèle fort différent de celui de la Sprint. Dont les 1ers essais officiels ont eu lieu à Richmond entre le 8 et 10 septembre. C’est la réponse des dirigeants de la NASCAR au phénomène des Buschwackers. En effet en faisant deux types de voitures (châssis, mécanique et y compris les pneus) différents il ne sera à ce moment plus nécessaire aux pilotes de la Sprint Cup de venir cannibaliser les victoires dans la division 2. Cela restera à voir.

rr 

La « COT » de la Nationwide en test à Richmond. Notez l’absence de Splitter à l’avant et d’aileron à l’arrière.

2009 est une année qui débute par un record avec Kyle Busch qui devient le premier pilote à remporter le même jour deux courses de divisions nationales à savoir la Camping World Truck et la Nationwide sur l’Auto Club Speedway de Fontana. Le 3 juillet la NASCAR inaugure le système du « double file restarts » qui est maintenant la norme dans toutes les séries de la NASCAR. Les voitures ne sont plus alignées pour un restart en deux files distinguant les pilotes dans le tour (file intérieure) des pilotes attardés (file extérieure) mais au contraire les pilotes dans le tour sont tous devant alignés deux par deux comme pour un départ normal.

Finalement pour une question de coût, les pneus utilisés en Nationwide avec la nouvelle COT seront les mêmes que ceux que GoodYear propose pour la Sprint Cup. De plus les châssis auront une taille identique et pourront moyennant adaptations mineures être utilisé comme base commune pour les deux divisions. La possibilité de voir enfin les cuppers diminuer leurs participations dans la division 2 s’estompe. En effet grâce à des voitures point de vue châssis très proches et des pneus identiques, rouler en Nationwide fera office de séance d’essai grandeur nature. Surtout depuis leur diminution drastique par la NASCAR depuis 2008 sur les pistes accueillant des courses. Une belle occasion loupée… Seul point positif la « gueule » des voitures est bien plus sympathique et identifiable d’une marque à l’autre comparé à la Sprint Cup.

ee

Brad Keselowski en action avec la COY à Gateway devant le peloton.

Le 15 mai 2010 Jason Keller prend part à son 500ème départ. Un record. C’est aussi cette année-là que la série débarque le 19 juin sur le magnifique routier d’Elkart Lake. Piste qui avait accueilli en 1956 la Sprint Cup. Le 2 juillet, la nouvelle génération de voiture, la COT Nationwide, débute à Daytona. Dale Earnhardt, Jr. remporte la course avec une décoration bleu et jaune vantant les jeans de la marque Wrangler. Une nouvelle ère débute. C’est avec une décoration identique que son père avait remporté l’épreuve inaugurale de la série en 1982 à Daytona également. La nouvelle COT ne sera utilisée qu’à quatre reprises en 2010 (Daytona 2 juillet, Michigan 14 août, Richmond 10 septembre et Charlotte 15 octobre). Soit une piste de chaque type. Dans le courant du mois de novembre, la NASCAR annonce que la COT sera utilisée à temps plein dès 2011 au lieu de 2012. A la base il devait y avoir 4 courses en 2010, 16 en 2011 et le calendrier complet en 2012. Comme pour la Sprint Cup, son utilisation fut plus rapide qu’annoncé à l’origine. Notons que Kyle Busch obtient 13 victoires cette année-là, éclipsant l’ancien record de 10 qu’il co-détenait avec Sam Ard. Brad Keselowki est le dernier champion avec l’ancienne génération de voiture pour le compte de l’écurie Penske. Enfin un championnat NASCAR pour ce bon vieux Roger. Enfin un titre pilote car c’est une fois encore l’écurie Joe Gibbs Racing qui décroche la timbale chez les propriétaires.

En 2011 Ricky Stenhouse, Jr. devient le premier champion avec la nouvelle COT pour le compte de l’écurie Roush Fenway Racing. Un championnat marqué comme pour les trois divisions nationales par l’attribution d’un nouveau barème de points. De plus les pilotes ne peuvent marquer des points que dans une seule série nationale par année. Ils doivent annoncer leur choix auprès de la NASCAR avant de s’engager dans un des championnats. C’est la réponse de la NASCAR à l’écrasante domination depuis plusieurs saisons des pilotes de la Sprint qui viennent truster victoires et titres de champion dans la division deux. C’est bien sur le papier mais un échec total sur le terrain car cela n’a diminué en rien la participation à temps plein de plusieurs cuppers. Comme Carl Edwards qui bien que transparent au classement général puisque ne marquant pas de points en Nationwide aurait été largement titré et ce avec une course moins s’il avait marqué les points. Le titre de champion de Stenhouse, Jr. perdant une grande partie de sa crédibilité. Il n’aura pas démérité bien au contraire mais ne valait-il mieux pas être un beau vice-champion qu’un champion couronné sur tapis vert ? Un champion peu « bankable » car ayant souvent roulé avec une voiture vierge de tout sponsor comme beaucoup d’autres vrais pilotes de Nationwide. Les sponsors ne voulant apparaitre que sur les voitures des stars de la Sprint accentuant encore le phénomène d’appauvrissement de l’intérêt sportif de la série. Les courses sont souvent sans le moindre spectacle surtout quand on va rouler sur les pistes clones d’un mile et demi en délaissant les short track…

2011 a aussi marqué l’apogée du phénomène des « start & park » ces pilotes obligé par leurs écuries à abandonner rapidement (parfois après un seul tour) pour un motif bidon juste dans l’optique d’engranger les gains de course.

rr

Ricky Stenhouse, Jr. #6 à la poursuite de l'ogre Kyle Busch.

Pour aider financièrement les écuries la NASCAR avait réduit le calendrier de 35 à 34 courses entre 2010 et 2011 et en retirera une de plus en 2012 (33 courses).

2012 sera surtout l’arrivée à temps plein de la très bankable star des médias, de l’Indycar et des revues de mode, Danica Patrick. Elle roule à temps partiel depuis 2010 et s’en titre plutôt pas mal. En espérant revoir sur la piste le spectacle qui nous fait de plus en plus défaut depuis quelques années.

9) Technique :

Je vous propose la lecture de l’article détaillé sur les fiches techniques des voitures des différentes divisions de la NASCAR. Il ne s’agit ici que d’un condensé à titre indicatif.

  • Moteur: 358 in³ (5.8 L) Pushrod V8
  • Type atmosphérique (apsiration naturelle)
  • Transmission: 4 vitesses manuelles plus 1 marche arrière
  • Poids: 3,100 lb (1406 kg) minimum (sans pilote ni liquide : eau, essence, huile); 3,300 lb (1497 kg) minimum (avec pilote et liquide : eau, essence, huile)
  • Puissance: 650-750 hp (485-522 kw) et +/- 450 hp (335 kW) avec plaque de restriction sur Superspeedway.
  • Carburant: essence à indice d’octane 98 et sans plomb depuis 2008 de marque Sunoco.
  • Réservoir: 22 gallons U.S. (83.2 L)
  • Taux de compression : 12:1
  • Aspiration: Naturally aspirated
  • Carburateur: quadruple corps 390 ft³/min (184 L/s)  
  • Empattement “COY”: 105 in (2667 mm)
  • Empattement “COT”: 110 inches (2794 mm).
  • direction assistée par re-circulation de billes.
  • Longueur: 5283 mm
  • Largeur: 72.5 inches
  • Hauteur: 51 inches
  • Equipement de sécurité: HANS device, Seat belt 6-point supplied by Willans
  • Pneus: GoodYear Eagle (slick et rainuré pour la pluie sur circuit routier)
  • Carrosserie : feuille d’aluminium pour tout sauf les bumpers avant et arrière en fibre de verre.
  • Châssis : tube d’acier section carrée et circulaire pour la roll cage (arceau).

© nascar_vd 2004 – 2012 www.stockcar-world.com

Connexion
Se connecter :
Pseudo :
Mot de passe :


Prochaines courses