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Technique : (1) L’inscription à la course.

Pour pouvoir participer à une course en NASCAR il faut au préalable s’y inscrire. Mais comment ? Tout simplement en remplissant le formulaire d’inscription adéquat que l’on se procure auprès du service compétition de la NASCAR. En fait il faut s’inscrire pour chacune des courses auxquelles on veut participer. Cette inscription est indépendante de celle que chaque membre d’une équipe doit avoir auprès de la NASCAR (pilote, propriétaire, mécanicien,…) et qui se nomme elle la licence. Il est par ailleurs indispensable d’avoir ce précieux sésame qu’est la licence pour que l’inscription à la course soit validée. C’est d’autant plus indispensable qu’en ce qui concerne les pilotes, il existe différentes licences en fonction de la reconnaissance de leurs capacités à piloter sur tel ou tel type de piste.

Avant tout, un pilote ne peut prétendre à l’obtention d’une licence que s’il bénéficie d’une assurance auprès d’un organisme agréé le couvrant lui mais surtout pour les dommages éventuels qu’il pourrait provoquer à autrui (pilotes, mécaniciens, officiels, commissaires de pistes voir même dans certains états pour les spectateurs). Notons ici, même si elle n’est pas requise par la NASCAR, que l’essentiel des propriétaires exige aussi une assurance couvrant les frais de réparations des voitures (du matériel du team en général) en cas d’accident ou de casse mécanique résultant d’une mauvaise utilisation comme par exemple casser un moteur suite à un immense surrégime à cause d’un changement de vitesse foireux.

Les différentes licences pour les pilotes.

  • La licence nationale de base qui autorise à rouler sur n’importe quel short track et circuit routier dans les divisions régionales de la NASCAR allant du Stock, Super Stock, Baby, Bandolero,… jusqu’au niveau de la catégorie des Late Models.
  • La licence nationale pour short track et circuit routier pour Super Late Models
  • La licence dite « International » qui autorise à rouler sur short track et routier y compris dans les catégories régionales de stock car c’est-à-dire les K&N Pro Series West, K&N Pro Series East, Canadian Tire Series et Mexico Series. C’est dans cette catégorie que sont d’office placer les pilotes étrangers ayant déjà une expérience de la course que ce soit en monoplace, prototype, Grand Tourisme ou série mono-marque y compris les voitures de tourisme ou encore les courses de camions, de motos et de dragsters.
  • La licence « Speedway » qui autorise à rouler sur les circuits de plus de 1 mile à 2 miles.
  • La licence « Superspeedway » qui autorise à rouler sur les pistes ultra rapide comme Daytona ou Talladega. Cela dit il y a ici deux niveaux dans cette licence. Le niveau 1 qui autorise à rouler sur ce type de piste dans les divisions 2 (Nationwide) et 3 (Camping World Truck) de la NASCAR et le niveau 2 qui autorise ce type de course dans la division 1 de la NASCAR à savoir la Sprint Cup. C’est le niveau ultime en NASCAR. Pour atteindre ce niveau il faut avoir démontré les aptitudes requises dans les niveaux inférieurs.
  • Il existe aussi une licence pour amateur qui est délivrée par état et valable que pour un maximum de 3 circuits différents (à choisir).

Il est évident que pour passer à une licence supérieure il faut avoir démontré un minimum de maîtrise dans le niveau précédent. Y avoir fait quelques courses peut être suffisant si le niveau de pilotage est démontré. Pour cela les officiels évaluent le comportement en piste lors des essais libres (seul ou en petit peloton), le niveau de vitesse en qualification et enfin la capacité à rouler vite et de façon sécuritaire en course au milieu d’un peloton.

Particularité pour obtenir plus rapidement la licence « Superspeedway » les pilotes peuvent passer par une fédération concurrente de la NASCAR, l’ARCA, qui elle aussi propose des courses sur superspeedway. En ARCA il n'y a d’ailleurs que deux types de licence. Celle de base allant jusqu’au speedway de 1,5 miles et la licence superspeedway. Il faut noter que la licence superspeedway peut aussi être accordée à un pilote en fonction de son palmarès. C’est pour cela par exemple que pour obtenir sa licence « complète » en NASCAR un pilote comme Juan Pablo Montoya à rouler en ARCA à Daytona. 

Une fois une licence obtenue, dont il faut payer l’émission à la NASCAR de la même façon que l’on paye pour obtenir une carte d’identité, celle-ci n’est valable qu’une année et il faudra faire l’année suivante une demande de renouvellement (payante aussi).

La NASCAR se réserve le droit à tout moment d’annuler partiellement ou de retirer totalement une licence à un pilote. C’est aussi valable pour les licences délivrées aux propriétaires, mécaniciens,… suite à un mauvais comportement en piste par exemple, mais aussi pour tricherie ou absorption de produits illicites,…

Si la licence est en règle il est temps de participer à la course suivante. C’est ici que l’on en arrive au formulaire d’inscription. Pourquoi s’inscrire ? Pour figurer sur l’entry list ou liste des engagés en français. Ce n’est qu’à cette condition que le pilote sera éligible pour marquer les points ou recevoir les différents bonus financiers proposés par les sponsors du championnat ou spécifique à la course en question (les awards). C’est aussi une question d’assurance de la NASCAR de proposer un minimum de pilotes donc de spectacles auprès des spectateurs mais aussi des médias (TV, radio, papier, web). C’est aussi une question de souscription d’assurance de la NASCAR auprès de son assureur mais aussi auprès du ou des promoteurs de la piste et/ou de la course.

Pour être éligible aux conditions ci-dessus il faut pour une course de championnat s’inscrire entre 13 jours maximum (ouverture des inscriptions) et 7 jours minimum = deadline (fin des inscriptions) avant la course. Une inscription plus tardive est autorisée (jusqu’au jour de l’inspection technique précédent la première séance d’essai libre d’un meeting) mais dans ce cas le pilote ou le propriétaire sera badgé de la mention « PE » ou post entry (également nommée de façon officieuse par les pilotes de « point eligible » et datant des années 60 ou un pilotes roulait fréquemment pour divers propriétaires durant l’année et où il n’était pas rare que des pilotes sans volant « fixe » se rendent sur les circuits les week-ends de course dans l’espoir de récupérer un volant à la dernière minute) et ne marquera pas de points et ne recevra que la prime d’arrivée prévue pour cette position.

Une fois le formulaire rempli et renvoyé à la NASCAR cela signifie que le pilote et/ou propriétaire accepte dans son intégralité le règlement de la NASCAR édité pour cette course.

Il a bien sur pris connaissance du manifeste propre à cette course édité par la NASCAR.

Ce manifeste reprend différents éléments détaillés dans les différentes catégories reprises ci-dessous :

  • Horaires complet du meeting (dès l’ouverture des garages)
  • Les gains garantis en fonction des positions d’arrivées
  • Les gains di de « travel » et qui ne sont attribués qu’à certains pilotes que si leur présence est effective. Comme par exemple $3,000 si le champion de l’année précédente participe, $500 si le vainqueur de la course précédente participe, $1,000 si le pilote le plus populaire de l’année précédente participe,… Ce type de gains fut introduit durant les années 60 pour garantir la participation des pilotes stars de la discipline même dans les courses les moins prestigieuses.   
  • Les gains spécifiques pour les qualifications, courses qualificatives s’il y a, différents segments de course s’il y a,…
  • Les gains des sponsors (awards) du championnat (comme pour le meilleur rookie, la meilleure remontée,… mais aussi les gains de l’épreuve. Généralement chaque tour est sponsorisé par un mécène quel qu’il soit. C’est ce que l’on appelle le « lap prize money ».
  • Le nombre de pneus alloués pour l’ensemble du week-end. Ils sont réservés en priorité aux pilotes/écuries inscrits dans les temps. Tous les PE utilisant les surplus amenés par le manufacturier de pneus.
  • Les procédures de qualifications et de la course (nombre de tours). Avec une note renvoyant au règlement général de la série (types de drapeaux, procédure de restart,…). Le système d’attribution des places provisionnelles qui sont fonctions également de l’inscription. Un pilote (sous-entendu ici la voiture) PE n’est pas prioritaire et doit se qualifier au temps si un autre pilote (voiture) bénéficie du même niveau. Si hors top35 par exemple, c’est à la position au championnat qui départage les autres voitures puis le nombre d’engagements précédents durant la saison. Si c’est deux nouvelles écuries c’est la première inscrite qui est prioritaire. Valable aussi en cas d’annulation des qualifications à cause de la météo.
  • Les règles spéciales du meeting comme par exemple l’obligation d’avoir un spotter même durant les essais libres. Les particularités techniques comme par exemple une nouvelle taille pour les trous de la plaque de restriction, une dureté minimum de ressort de suspension,… bref tout ce qui diffère du règlement standard de la série et qui est valable pour l’ensemble de l’année.
  • L’attribution du numéro de course de la voiture. Les PE peuvent être obligés d’utiliser un numéro différent de celui pour lequel ils ont fait la demande auprès de la NASCAR. Pour rappel les numéros appartiennent à la NASCAR et les écuries demandent l’attribution de numéros en début d’année (ou en cours pour une nouvelle voiture ou pour une nouvelle écurie ou encore pour faire plaisir à un nouveau sponsor). La NASCAR attribue les numéros en fonction de ses envies. Pas de règles précises. Elle autorise aussi jusqu’à un maximum de 9 fois l’attribution du même numéro par année !! Par exemple Le premier qui en fait la demande du numéro 5 reçoit le numéro 105 par la NASCAR, le second reçoit le numéro 205, le troisième le numéro 305 et ainsi de suite jusqu’au numéro 905. Si deux écuries avec le numéro 5 s’engagent à la même course et ce qualifient toutes les deux, celle bénéficiant du numéro dont la valeur est la plus faible (305 est plus faible que 505 par exemple) sera prioritaire pour garder son numéro pour la course. Car depuis 1959 la NASCAR n’autorise plus deux voitures  ayant le même numéro à rouler dans la même course. Dans ce cas la voiture « non prioritaire » doit utiliser un autre numéro pour la course qui n’est pas déjà attribué à l’une des autres voitures qualifiées. De nos jours le problème ne se pose presque plus (hormis pour les petites écuries roulant à temps partiel) car avec la professionnalisation et le marketing les écuries gardent à l’année leur numéro. Enfin elles sont beaucoup moins nombreuses que par le passé à s’engager en course.

Ci-joint un formulaire type que doit remplir à chaque course le pilote et le propriétaire avant la deadline pour marquer les points.

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Notons que sur chaque circuit, lors de chaque course, chaque membre des écuries (mécaniciens, pilotes, propriétaires,…) doit passer auprès du bureau d’enregistrement pour recevoir son pass lui permettant d’entrer dans les garages, d’assister aux meetings,… et ainsi justifier et confirmer sa présence sur la course. Ce pass, délivré si la licence du membre auprès de la NASCAR est toujours valide (en règle de payement, pas de suspension en cours,…) et n’a strictement rien à voir avec le formulaire d’inscription à la course qui lui a pour but essentiellement de comptabiliser les pilotes et les propriétaires qui veulent rouler en vue de gagner des points.

Enfin il faut savoir que la NASCAR est intransigeante sur l’inscription et n’hésite pas à pénaliser un pilote ou un propriétaire qui n’aurait pas rendu dans les temps sa demande d’inscription. C’est déjà arrivé par le passé qu’un pilote star se voyait badgé d’un joli PE lors d’une course le privant de quasi toutes chances au championnat. Darrell Waltrip a quand même réussit en 1982 à remporter le titre malgré un PE lors de la première course de Riverside.

Une anecdote de la Richard Childress Racing. Cette dernière a de tout temps utilisé les systèmes de communications les plus variés pour s’inscrire. Lettre, télégramme, fax, email. En envoyant plusieurs de chaque sorte pour chaque course pour être sûr que pareille mésaventure ne lui arrive pas. 

Voilà un point du règlement de la NASCAR élucidé, à bientôt pour un nouveau sujet technique sur la NASCAR. 

Par nascar_vd le 04 février 2011

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